Tofsi, chtit écureuil... suisse

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Quel petit feu de camp! / Un jour de moins

Cela fait 3-4 ans maintenant, qu'un ami à nous, organise la fête du 1er août chez lui. Mais elle a en fait lieu le 31 juillet, comme ça, tout le monde peut profiter jusqu'à pas d'heure vu que le lendemain est férié. A quand un férié le 2 août, afin de pouvoir fêter notre fête nationnal le vrai jour?

On se retrouve tous en bas de chez lui, pour faire des grillades sur un petit feu de camp, improvisé, pour pouvoir nourrir la cinquantaine de personnes présentes.

Ce gros tas, là, c'est notre feu de joie! Légèrement plus grand que les feux des communes... Mon ami est en fait bucheron et au lieu de mener le bois dans une décharge et de payer, il l'entrepose là et attend avec impatience cette date pour être autoriser à le brûler.

Ici, il y a deux ans d'entreposage, car l'année dernière, nous n'avions malheureusement pas eu l'autorisation à cause de la sécheresse.

Et voilà, à 10h, on allume tout ça. Et je peux vous dire que cela fait un bien fou, ça a bien réchauffé l'atmosphère un peu frisquet quand même!

Je vous l'accorde les photos sont un peu sombre à cause de la différence de lumière entre le feu et la nuit allentours (?). J'aurais du prendre mon trépied mais je n'y ai pas pensé!

Et la soirée s'est super bien fini. Nous pensions que se serait notre dernier petit feu entre amis car notre bucheron organisateur se voit obligé de déménager mais le propriétaire du terrain n'est pas le même que celui de la maison et il semblerait que cela ne lui pose aucun problème que nous continuons ainsi!

| mardi 7 août 2007 (17:37) | tofsi | 3 commentaires | aucun trackback|

Bout'chou / Un jour de moins

HMNI, dans un récent billet, m'a invitée (en plus de tous les mongloggueurs, que je salue) à montrer l'enfant que j'étais. N'arrivant pas à restreindre mon choix de photos, je me suis retenue à mes quatres premières années.

Ma naissance a été une étape éprouvante pour ma maman qui souffrait d'une grave malformation cardiaque.

Je suis née par césarienne, il y a presque 27 ans. Je ne remercierais jamais assez la médecine qui a permis à ma maman de survivre plus que 5 ans (ce qu'on lui prédisait à sa naissance), puis qui a permis de me mettre au monde, et encore qui a permis aujourd'hui de réduire ses problèmes à quelques rares petits inconvénients.

Je suis née avec trois semaines d'avance, à cause des vacances du chirurgien. Il ne voulait pas prendre le risque d'attendre son retour et que je décide de pointer le bout de mon nez toute seule. Ma maman n'aurait pas survécut à un accouchement naturel et avec son coeur, il était le seul spécialiste en Suisse à pouvoir faire cette intervention pourtant si banale actuellement.

Toute jeune, je me suis pris d'un amour un peu vache avec les journaux qui me servaient d'exutoire. Mes parents me les donnaient quand je m'énervais.

Une photo hommage à mon Papi qui nous a quitté bien trop jeune.

Déjà très gourmande, je me plaisais dans la cuisine. Je suis toujours gourmande mais n'aime pas la cuisine.

J'ai découvert la piscine sur le balcon pour ensuite apprendre à nager dans le lac.

J'étais une vraie casse-cou en luge et en ski. Papa m'a raconté qu'il descendait en premier, Maman me retenant en haut de la piste. Puis, quand elle me lachait, je descendais droit en bas et Papa devait viser pour me rattraper au vol. Je ne voulais pas apprendre à tourner ni à freiner. Cela m'a valu quelques chutes.

Si aujourd'hui, je fais du vélo, avant j'étais plutôt moto. Je suis laquelle d'après vous?

En aparté: Cette photo m'a fait sourir, je l'offre à celle qui se reconnaîtra ;-)

| samedi 7 juillet 2007 (17:18) | tofsi | 9 commentaires :: 6 réponses | aucun trackback|

Du courage! / Un jour de moins




Cela fait plusieurs semaines que le mauvais temps est parmis nous. Nous en avons tous un peu "ras la patate", le moral qui baisse. La démotivation nous gagne, nous dormons mal. J'ai donc décidé d'embellir un peu ce début de fin de semaine, de prendre le soleil, là où il est et de vous l'amenez.




Ces photos ont été prise moins d'une semaine avant le tzunami qui fit des ravages en Asie. Nous étions partis en Thaillande avec plusieurs amis.




L'une de ses plages est très connue, savez-vous de laquelle il s'agit?



Allez, courage, je vous souhaite un très bon week-end.

| vendredi 1 juin 2007 (23:55) | tofsi | 2 commentaires :: 2 réponses | aucun trackback|

Tribal / Un jour de moins

Vers l'âge de 14 ans, j'avais découvert les tatouages à travers les magasines et les peoples qui ont avaient. Cet art m'avait de suite plu. L'idée de pouvoir garder sur soi, un symbole important qui ne nous quitte jamais m'avait attiré. J'ai aimé me renseigner sur l'art tribal d'origine et tout ces "dessins" à l'abord abstrait se révélant pleins de sens et de significations. Dans ces tribus, un tatoo se gagne, c'est la preuve d'un cap de passé, de son rang dans la société, de son passé.

Dans notre société, nous avons oublié une bonne partie de tout cela pour simplement garder l'effet mode, l'effet beauté, l'effet affirmation de soi, l'effet rebelle que les tatouages représentent.

Mes parents étant contre le fait de me laisser, j'ai eu tout le temps d'y réfléchir avant ma majorité. J'ai pu concevoir mon dessin, le réfléchir afin qu'il reflète ce que je pense, qu'il me représante, qu'il fasse un avec moi.

Ce tatouage est un vrai symbole de ce que je pense de la vie, de la confiance que j'ai en elle, de la force qu'elle m'apporte. J'y ai mis la représentation que tout le monde connaît celle du soleil grâce à qui la vie simplement est possible mais aussi les quatre éléments fondamentaux, la terre, l'air, le feu et l'eau.



J'ai donc profiter de ma majorité pour le faire enfin. Mais cela en plus de l'aventure intérieur et significative, a aussi été une aventure physique pour moi.

Pourquoi? Car je suis phobique de tout ce qui est aiguille, seringue, injection, prévlèvement sanguin. Alors imaginez le stress que d'aller se faire volontairement injecter de l'encre noir à l'intérieur du derme à coup de trois-quatre aiguilles en même temps. Je suis aujourd'hui incapable de dire si se faire tatouer est douloureux ou non car je me suis évanouie et même si j'ai repris connaissance tout de suite, j'étais.. comment dire... absente! Après les 30 minutes qu'a duré le ce traitement de choc et malgré 5 dl de coca, je me suis à nouveau retrouvée dans les pommes... puis j'étais vidée complétement, mon énergie avait disparu, j'étais heureuse mais cassée et j'ai roupillé comme un loir pendant 18h d'affilée.

Cela ne m'a pas empéchée, un an, plus tard, de reprendre rendez-vous pour un deuxième dessin, cet fois-ci, plus à la signification actuel.. c'est-à-dire, juste, qu'il me plaisait. Dieu sait pourquoi et ce qu'il peut bien vouloir dire pour moi mais alors que je vis pour les animaux, vous avez d'ailleurs vu ma galerie, j'ai préféré me faire un geko plutot que...



Ces tatoos, je les ai fait pour moi et pas pour les autres. Les deux sont placés de façons à n'être visible que volontairement. Et depuis pas loin de 10 ans que je vis avec je ne les regrette absolument pas. Et même, cela fait 8 ans que je travaille au suivant.

| mardi 27 mars 2007 (15:33) | tofsi | 8 commentaires :: 4 réponses | aucun trackback|

Beaumont / Un jour de moins

Beaumont, c'est quoi? En fait, il s'agit du nom que porte le chalet où j'habite.

Il y a quelques années, pour l'examen final de ma formation, j'ai du écrire un mémoire sur un sujet libre de choix. J'avais alors choisi de m'interressser à l'histoire du bâtiment où je vis. Pourquoi? Car à l'origine, il avait presque un sciècle, quand mes parents l'ont acheté et que je trouvais bien de me pencher sur son histoire.

J'avais déjà distribué ce document à plusieurs amis et à la municipalité de ma commune qui s'était intéressée à l'avoir lorsque je suis allée fouiller dans leur archive et j'ai aujourd'hui envie de le partager avec vous. Je vous le ferais découvrir petit à petit.

Voici dès lors, la première partie.


Les trois chalets de Beaumont se situent à côté de l’actuel hameau des Chevalleyres, à 750m d’altitude, dans les hauteurs du village de Blonay. Blonay se trouve à quatre kilomètres de Vevey sur les bords du lac Léman.

Il n’y a tout d’abord eu qu’un seul chalet qui avait été déménagé de l’Exposition national du début des années 1900. Ce chalet de cinq étages fut exploité par la famille Bonjour, blonaysanne d’origine, en pension de famille. Ils agrandirent l’entreprise en construisant un deuxième chalet attenant au premier en 1946.



Vers la fin des années cinquantes, ce sont deux de leurs enfants qui reprirent l’exploitation avec leurs conjoints. La construction d’un troisième chalet vint compléter les lieux. Il servait de dépendance à l’hôtel.

Durant toutes ces années, les pensionnaires étaient non seulement régionaux mais aussi français et italiens. Le lieu plaisait pour sa facilité d’accès, son grand air, sa vue, son confort et les multiples possibilités d’évasion tant en été qu’en hiver.

M. Karlen reprit les chalets et les transforma en un institut médico-social, en 1978. Il construisit une quatrième partie reliant les deux premiers chalets pour y installer un ascenseur. En 1999, l’Etat refusa de renouveler le permis d’exploitation de l’établissement. Celui-ci fut donc obligé de fermer.



Ainsi, les trois chalets furent à l’abandon et vides durant trois ans.

Un investisseur s’est alors intéressé à les racheter pour en refaire un hôtel. Mais comme le projet n’était pas assez convainquant, il abandonna.

M. Balsiger vint parler à ma famille du rachat des bâtiments et terrains, en 2002, car l’objet était trop gros pour lui seul. L’idée était de rénover pour y faire des appartements privés.

Les travaux commencèrent en milieu d’année. Malheureusement, un incendie vint bouleverser le projet, le 4 juillet 2002. Les deux chalets principaux étaient totalement détruits.



Ne perdant pas courage, les propriétaires conçurent un nouveau projet gardant à l’esprit les mêmes lignes architecturales que par le passé. Les travaux reprirent en fin d’année. La construction dura tout juste un an et les premiers locataires purent investir les étages avant Noël 2003.

| dimanche 25 mars 2007 (15:22) | tofsi | 3 commentaires :: une réponse | aucun trackback|

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