Vers l'âge de 14 ans, j'avais découvert les tatouages à travers les magasines et les peoples qui ont avaient. Cet art m'avait de suite plu. L'idée de pouvoir garder sur soi, un symbole important qui ne nous quitte jamais m'avait attiré. J'ai aimé me renseigner sur l'art tribal d'origine et tout ces "dessins" à l'abord abstrait se révélant pleins de sens et de significations. Dans ces tribus, un tatoo se gagne, c'est la preuve d'un cap de passé, de son rang dans la société, de son passé.

Dans notre société, nous avons oublié une bonne partie de tout cela pour simplement garder l'effet mode, l'effet beauté, l'effet affirmation de soi, l'effet rebelle que les tatouages représentent.

Mes parents étant contre le fait de me laisser, j'ai eu tout le temps d'y réfléchir avant ma majorité. J'ai pu concevoir mon dessin, le réfléchir afin qu'il reflète ce que je pense, qu'il me représante, qu'il fasse un avec moi.

Ce tatouage est un vrai symbole de ce que je pense de la vie, de la confiance que j'ai en elle, de la force qu'elle m'apporte. J'y ai mis la représentation que tout le monde connaît celle du soleil grâce à qui la vie simplement est possible mais aussi les quatre éléments fondamentaux, la terre, l'air, le feu et l'eau.



J'ai donc profiter de ma majorité pour le faire enfin. Mais cela en plus de l'aventure intérieur et significative, a aussi été une aventure physique pour moi.

Pourquoi? Car je suis phobique de tout ce qui est aiguille, seringue, injection, prévlèvement sanguin. Alors imaginez le stress que d'aller se faire volontairement injecter de l'encre noir à l'intérieur du derme à coup de trois-quatre aiguilles en même temps. Je suis aujourd'hui incapable de dire si se faire tatouer est douloureux ou non car je me suis évanouie et même si j'ai repris connaissance tout de suite, j'étais.. comment dire... absente! Après les 30 minutes qu'a duré le ce traitement de choc et malgré 5 dl de coca, je me suis à nouveau retrouvée dans les pommes... puis j'étais vidée complétement, mon énergie avait disparu, j'étais heureuse mais cassée et j'ai roupillé comme un loir pendant 18h d'affilée.

Cela ne m'a pas empéchée, un an, plus tard, de reprendre rendez-vous pour un deuxième dessin, cet fois-ci, plus à la signification actuel.. c'est-à-dire, juste, qu'il me plaisait. Dieu sait pourquoi et ce qu'il peut bien vouloir dire pour moi mais alors que je vis pour les animaux, vous avez d'ailleurs vu ma galerie, j'ai préféré me faire un geko plutot que...



Ces tatoos, je les ai fait pour moi et pas pour les autres. Les deux sont placés de façons à n'être visible que volontairement. Et depuis pas loin de 10 ans que je vis avec je ne les regrette absolument pas. Et même, cela fait 8 ans que je travaille au suivant.