
Les lignes qui suivent n'ont pas pour but de semer le doute sur les rapports du GIEC qui sont une utile et nécessaire contribution aux questions climatiques. Elles visent juste un fonctionnement : une prétention au monopole de la Vérité.
Hier à l'émission Impatience, Martine Rebetez climatologue, nous a servi le discours lisse et écologiquement correct qui sévit au GIEC et dans les médias. C'est qu'un prix Nobel ça en impose !
Concernant le film d'Al Gore Une vérité qui dérange Madame Rebetez s'exprime : "Sur le plan scientifique il n'y a strictement rien à reprocher, toutes les affirmations sont correctes". Belle et imposante certitude! Dommage que d'autres émettent des réserves.
Au sujet des rapports du GIEC auxquels elle a participé : "Il s'agit de synthèses de l'état des connaissances actuelles". Et de mettre en avant l'évidence de ces synthèses, la belle unanimité qui les entoure. Les rares scientifiques émettant des réserves, soit défendent des lobbies, soit souhaitent se mettre en avant!
Je ne suis pas scientifique, juste intéressée par ce qui se dit sur le sujet. La belle unanimité dont elle parle n'existe pas. Les rapports du GIEC bénéficient de l'aura du consensus? normal ils sont soumis à consensus. Ils reflètent tout au plus l'avis d'une majorité. Certains scientifiques hors GIEC, et non des moindres, disent d'autres choses. Pardon mais je ne peux les soupçonner tous d'être vendus aux lobbies!
Concernant les propos de scientifiques qui iraient à l'encontre des conclusions du GIEC, Madame Rebetez présente cela de manière simpliste comme une polémique d'accord/pas d'accord avec le réchauffement climatique. Qui d'ailleurs en Suisse se constate à l'oeil nu. Ben voyons!
C'est juste un peu plus compliqué. Il s'agit de l'importance, du sens, des causes, des conséquences, de la valeur des modèles (passés et futurs), etc. Les questions climatiques sont infiniment complexes, concernent la communauté scientifique dans son ensemble. Le GIEC n'a aucun monopole, les divergences sont normales et doivent s'exprimer. Cette pseudo-unanimité à laquelle on veut nous faire croire est malsaine.
Les vérités scientifiques n'étant que des étapes, lorsqu'on découvrira que la Vérité qui dérange est autre ou ailleurs, aura-t-on le courage de rectifier? après la consécration d'un prix Nobel ?
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Photo : Marche mondiale 2005 pour le climat AmiCalmant