Hela

cells

Nous sommes en 1951. Henrietta Lacks, 31 ans, subit un prélevement à l'hôpital de Baltimore. Les analyses révèlent un cancer dont elle décédera 8 mois plus tard. Les analyses révèlent aussi que les cellules d'Henrietta Lacks s'avèrent exceptionnelles quant à leur potientiel de croissance. Après son décès et sans son accord, ses cellules furent cultivées et disséminées dans le monde entier sous le nom "souche Hela". Elles trouvèrent de multiples applications: recherche, vaccin contre la polio, thérapies contre la leucémie, études des cancers et des virus, étude de la synthèse des protéines, mesures de l'effet des toxiques, des drogues, des radiations. Les cellules Hela sont partout devenues un standard en matière de culture de cellules humaines in vitro.

Ainsi les cellules d’Henrietta Lacks vivent toujours aujourd’hui, et sont bien plus nombreuses que ne l’ont jamais été les cellules d’Henrietta Lacks vivante!

mausolee

Au Génopode (Centre intégratif de génomique) de l'université de Lausanne à Dorigny, Pierre-Philippe Freymond a installé "HeLa" qui tel un mausolée veut rendre hommage à Henrietta Lacks. On peut y voir, sous un microscope, les cellules HeLa avec ce questionnement:

Ces cellules réparties et multipliées sur la planète entière sont comme des fragments de corps.
- À qui appartiennent-elles?
- S'agit-il encore le corps d'Henrietta?
- Ni chose, ni animal, ni être humain, quel est leur statut?
- Peut-on en disposer librement pour un usage scientifique ou artistique?

"HeLa" peut être visité jusqu'au 14 octobre 2006.