Genève, siège mondial de l'OMS. Au sous-sol branle-bas de combat: écrans, cartes électroniques, systèmes high-tech, la cellule de crise est en alerte. 12 personnes la composent, leur unique occupation, traquer sur Internet la rumeur concernant la grippe aviaire. A l'aide d'un super-logiciel qui opère en sept langues sur la base de mots clés, tout est passé au crible, y compris les blogs! Chaque jour des milliers de cas suspects sont répertoriés. Les autorités sanitaires sont ensuite contactées pour vérification.

On peut s'étonner de l'importance accordée à la rumeur. C'est le moyen le plus rapide disent les responsables. Le SRAS a été découvert de cette manière et c'est sur la base de rumeurs que l'OMS a donné l'alerte. Quant au gouvernement chinois, il a signalé l'épidémie... 2 mois plus tard! Les gouvernements souvent tardent pour des raisons économiques et touristiques.

Tiens j'ai appris ce matin par ma radio préférée que le Japon a réussi à éradiquer le H5N1 de son territoire. L'arme fatale: la paranoïa et le shintoïsme (et son cortège de rites de purification et l'extrême hygiène qui en découle).

Voir l'émission "Nouvo" de la TSR: "Grippe aviaire, le net sur écoute"