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jeudi 21 septembre 2006

Le Locle dit M... à ceux qui le dénigrent...

locle

...et MERCI à ceux qui le font vivre!

Bilanz l'a déclarée la pire ville suisse, le Conseil communal édite
"Balance le Contre-Magazine loclois qui remet les pendules à l'heure"
et qui sera distribué à tous les ménages. On peut se le procurer au bureau de la promotion de la ville du Locle

Critères de Bilanz résumés aux infos de la TSR du 25 juillet 2006:

  • Poids des impôts
  • richesse communale
  • proximité avec des agglomérations
  • dynamisme
  • tourisme

Qu'est-ce qui a tant choqué?
"L'amalgame subjectif de ce classement méchamment orienté «business», disent les autorités locloises. Ses trois principaux critères: la centralité, la richesse et la charge fiscale. «Autrement dit, pour être éligible, la cité «idéale» doit être un grand centre ou sa banlieue et n'avoir aucun souci d'argent tout en ayant les impôts les plus bas - ce qui revient à privilégier les nids de millionnaires», lit-on dans «Balance»." L'Impartial de ce jour.

La ville de Genève et très bien notée par Bilanz. Je connais des genevois ayant choisi de vivre au Locle parce qu'ils pouvaient pour le même prix y offrir... trois fois plus d'espace habitable à leur famille! Le Locle une cuvette? Rien n'oblige à rester au fond! Allez voir l'environnement de la piscine du Communal ou vous balader du côté du Château des Monts un jour de neige sous le soleil!

Bon, avant de prendre la décision de déménager au Locle vous voulez peut-être savoir à quoi cela ressemble. Profitez de la superbe vue panoramique offerte par la webcam Tissot située en haut de la tour Bournot. Vous pouvez même créer un petit film d'un jour, une mois, une année à choix, que vous pouvez ensuite visionner en réglant la vitesse.

Photo: 24heures

mardi 19 septembre 2006

L'audace et la réussite d'un Chaux-de-Fonnier: Pierre Jaquet-Droz

jaquet

La Chaux-de-Fonds le 4 avril 1756. Imaginez deux chariots, contenant un vrai trésor fruit de plusieurs années de travail: six pendules d'une précision rare dont deux pourvues d'automates, le tout en pièces détachées soigneusement enveloppées et calées entre bagages et provisions pour trois accompagnants. Destination Madrid, la cour du Roi Ferdinand VI. Le chef de l'expédition est Pierre Jaquet-Droz. Après des études de philosophie, mathématiques, physique et théologie, il s'est acquis une solide réputation d'horloger-mécanicien. Il s'est aussi constitué un réseau de gens compétents et influents dont Josué Robert dit "horloger du roi de Prusse" et Lord George Keith dit Milord Maréchal, gouverneur de la principauté de Neuchâtel et aristocrate écossais. Il est prêt à conquérir l'Europe.

Nous sommes à l'époque des Lumières, il y a en Europe un grand intérêt pour le luxe, la nouveauté, l'argent est là pour qui sait frapper aux bonnes portes. La porte sera celle de Ferdinand VI. Mais l'expédition est risquée, périlleuse. Outre les dangers du voyage, il s'agit d'un coup d'audace car Jaquet-Droz n'a aucune garantie d'être reçu à la cour d'Espagne. Ce coup d'audace s'avérera un coup de maître. La réussite est totale, il vend ses pendules, c'est un homme riche et illustre qui rentre à la Tchaux et son rayonnement international ne cessera de croître.

Le génie de Pierre Jaquet-Droz est de sentir ce qui est dans l'air, ce qui fait rêver: l'utopie de l'androïde, homme-machine incarné, ancêtre du robot. En même temps qu'il assure le suivi de la production traditionnelle garante de rentrées continues d'argent, il réoriente son équipe de l'horlogerie vers les automates et dirige la construction d'un groupe d'androïdes. Leur exposition itinérante à travers toute l'Europe, Paris, Bruxelles, Londres, Kazan, Madrid, l'Autriche, l'Allemagne, le Danemark assure à Pierre Jaquet-Droz une ultime consécration avant qu'il passe le relais à son fils. Il n'a plus besoin de voyager, ce sont maintenant les grands de ce monde, aristocrates et lettrés qui viennent le voir. Il meurt chez sa soeur à Bienne en 1790.

Sources: "Biographies neuchâteloises" Tome 1 et Memo

samedi 9 septembre 2006

La plaque tournante de Chambrelien vers 1930

Funimag avait déjà signalé cette photo impressionnante dans son commentaire sur les gorges de l'Areuse.
Je l'ai retrouvée par hasard dans le livre "Neuchâtel il y a 100 ans" de Jürg Schetty.

Commentaire du livre:
"Afin de pouvoir toujours conduire les locomotives à vapeur en "marche avant" en dépit du rebroussement, une plaque tournante avait été installée à Chambrelien pour virer les lourdes machines de 180°. Ici une A 3/5 (No 617) des CFF, construite en 1912 et retirée du service en 1942 subit cette opération. La plaque tournante sera retirée après l'électrification de la ligne."

Les anciens racontent, après électrification de la ligne la locomotive n'était plus tournée mais devait quand-même manoeuvrer pour passer de l'avant à l'arrière du train ce qui offrait le temps d'aller boire une bière! Maintenant c'est le conducteur qui fait le trajet, plus de bière, cela s'appelle le progrès!