
"Je ne m’attendais pas du tout à cette plongée vertigineuse dans la pensée magique, superstitieuse, paranormale..."
J'ai reçu le texte ci-dessous en commentaire d'un précédent billet. Je trouve ces observations particulièrement intéressantes. Merci à Gilles T que je n'ai pas pu contacter, il n'a pas laissé d'adresse.
Rapport de visite de Gilles T :
Je suis passé le mercredi 1er aout visiter ce "crop circle" à Chalet-à-Gobet vers 17h30. Il y avait une quinzaine de personnes en visite dans le champ. Plusieurs "rails" de tracteurs permettent l’accès à la figure sans dommages supplémentaires aux céréales. Plusieurs "chemins" d’accès ont été tracé hors des rails de tracteur. Quelques "chemin" peu distincts étaient visibles dans les blés.
Entendu / observé
Un homme raconte à une assistance de 5 ou 6 personnes...
= Homme : Hors du champ il y a une vibration à 4000. Le seuil est de 6000. A l’intérieur du cercle la vibration est beaucoup plus forte. Il est impossible à des humains de placer la figure aussi précisément par rapport aux points d’énergie de vie de la terre.
= Moi : quelle est cette vibration ?
= Homme : la vibration de la terre.
= Moi : comment la mesurez-vous ?
= H : c’est de l’énergie vitale
= M : Comment savez vous que c’est plus fort là que là ?
= Homme : C’est de la radioactivité
= M : Vous utilisez donc un compteur geiger ?
= Homme : Non car cette radioactivité est trop subtile pour un tel compteur.
= Moi : Mais alors comment mesurez vous la chose ?
= Homme : Il ouvre son classeur à une page qui présente un demi-disque découpé en 3 cadrans : alpha, beta, gamma. Puis il fait balancer un pendule au dessus de ce candran tout en se plaçant hors puis à l’intérieur de l’agroglyphe. "Voyez, à l’extérieur c’est beaucoup plus fort, que dedans." Le pendule balance le long d’un rayon marqué 250 Röntgen ( à 14H ), puis il balance le long d’un rayon à 9H20 où la valeur indiqué est très inférieure.
Une femme qui écoute puis avec qui je discute.
= Femme : ce sont des figures parfaites
= Moi : qu’est ce qui est parfait dans ces figures, la géométrie ?
= Femme : oui.
= Moi : l’avez vous mesuré ?
= Femme : oh cela a été mesuré des tas de fois.
= ...
= Femme : Moi j’ai visité des cercles en Angleterre et j’ai reçus des messages. Mais ici je n’ai pas encore reçus de message.
= Moi : Et quels étaient les messages ?
= Femme : Ce sont des avertissements. Les paysans ont un rôle plus grand à jouer dans le soin à la terre.
= ...
= Moi : Je suis surpris de la crédulité montrée par certaines personnes au sujet de ces productions.
= Femme : Vous croyez ce que vous voulez. Vous-vous pensez que ce sont des plaisantins. Moi je crois autre chose.
= Moi : Vous comprenez que si on suit ce mode de pensée, vous pouvez ainsi que moi affirmer n’importe quoi ?
= Femme : Oui, je suis tolérante.
= ...
= Moi : je suppose que vous vous posez la question de savoir comme ces figures sont faites sans laisser de traces ?
= Femme : oui.
= Moi : avez-vous observé les rails de tracteurs qui permettent de marcher dans le champ sans laisser de trace ?
= Femme : oui, mais ce n’est pas la même chose
= etc.
Plus loin, un homme possède un appareil photo, ainsi qu’un décamètre
= Moi : je suppose que vous-vous posez la question de savoir comme ces figures sont faites sans laisser de traces ?
= Homme : non, vous voyez les traces de tracteur ?
= Moi : oui. Que faites-vous ?
= Homme : je mesure, je photographie.
= Moi : pourquoi mesurez-vous ?
= Homme : Je cherche à déterminer certain rapports géométriques de la figure.
= Moi : puisque vous avez fait des mesures, savez vous si la figure est "parfaite" ?
= Homme : non elle ne l’est pas. Les tailles de cercle varient là où elles semblent identiques à première vue.
= Moi : il ne semble pas y avoir de trace de piquet ou de pieux au centre.
= Homme : Non. Trop de personnes sont passées.
L’homme au pendule vient vers nous, volubile
= Homme : Voyez ici la valeur est à 750 trillons, alors que hors du champ elle est de …
Observé
= Un jeune homme est assis en silence, les bras au dessus de centre d’un des cercles et semble méditer.
Observé
= Une boite en carton scotchée à une petite chaise au point qui peut être considéré comme un centre, dit que cette chose est très artistique mais qu’elle a un coût pour le paysan et qu’on est invité à laisser une donation financière.
Observé
= A l’orée du champ un petit piquet présentent un papier cloué qui explique les règles d’accès à la figure : demander la permission au propriétaire, attention c’est une propriété privée, interdiction de créer des dommages etc.
Observé
= J’ai regardé à la surface des épis couchés. Je n’ai pas remarqué de tramage. J’ai soulevé en couche successives le blé jusqu’au sol : je n’ai pas observé de tramage particulier à aucun angle.
Observé
= Les blés éataient haut de 80 cm. Les rails de tracteurs large de 20 cm à peu prêt, étaient variés. La trace de certain était de la terre complètement sèche comme de la boue sèche, sans aucune trace de pousse de blé, ni de blé fauché ou couché. D’autres avaient des épis couchés dedans.
Mon sentiment.
Ces figures sont très belles graphiquement. Elles semblent « bien » faites et c’est agréable. Je trouve que c’est artistique. J’étais de passage par hasard dans le coin où j’ai habité (à Vers-Chez-les-Blanc) et je ne m’attendais pas du tout à cette plongée vertigineuse dans la pensée magique, superstitieuse, paranormale. En un instant j’ai été mis en contact avec une faune spiritualisante tout a fait divertissante. Je le savais mais ne l’avais jamais expérimenté pratiquement : le besoin de magie est incroyablement intense et tout proche. J’imagine que ces agroglyphes sont un terrain passionnant d’étude sociologique. Ce qui me plait est qu’il existe aussi des personnes simplement passionnées par ces figures, comme on peut l’être par les oiseaux ou tout autre sujet, sans développer de besoin magique. Cela me touche et me semble poétique.
Il faudrait cependant à mon avis trouver un moyen de dédommager justement les paysans.