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jeudi 24 avril 2008

Fraises d’Espagne, Ah bon! non pas très!

fraises

Les fraises de la honte dans nos supermarchés! Pour l'article c'était le 20 mars. Pour les fraises elles sont toujours là. Beaucoup de Romands ont manifesté leur Ras la fraise!

La saison se termine en juin et des Français font le point : Fraises d’Espagne, Ah bon! non pas très! Quelques extraits :

"D’ici à la mi-juin, la France aura importé d’Espagne plus de 83000 tonnes de fraises...

Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiètent déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60 % de ces cultures seulement sont autorisées ; les autres sont des extensions « sauvages » sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes.

À l’automne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d’ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005) ; le second, composé de chlore et d’ammoniaque, est aussi un poison dangereux : il bloque les alvéoles pulmonaires.

Qui s’en soucie ? La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main-d’oeuvre marocaine, des saisonniers ou des sans-papiers sous-payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au coeur de l’hiver...

Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale.

Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d’Andalousie... La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n’importe où, soit brûlées sur place. Et les ouvriers agricoles sont priés de retourner chez eux ou de s’exiler ailleurs en Espagne. Remarquez : ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas où les produits nocifs qu'ils ont respiré ... Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s’installer. Avant de venir de Chine..."

L'article entier

mardi 8 avril 2008

Pommes-de-terre et tomates

Ce n'est pas encore (?) Almeria, juste une culture de pommes-de-terre hâtives dans le Seeland. Une parmi d'autres.

Notre habitude de manger des légumes hors saison se paie par des km2 de plastic recouvrant le sol. À Almeria (Espagne) qui nous fournit tout l'hiver en légumes d'été, cela s'appelle la mer de plastic (40'000 ha) !

Pour que le Seeland reste le pays des lacs plutôt que celui du plastic, pour qu'il reste le paradis des oiseaux, privilégions les légumes de saison !

Je suis une tomate propose de remonter en image le chemin d'une tomate d'hiver, depuis l'étalage du supermarché jusque dans les serres d'Almeria.

Alméria une catastrophe sociale et environnementale.

vendredi 21 mars 2008

Le monde selon Monsanto, suite

Le monde selon Monsanto de Marie-Monique Robin a passé récemment sur la TSR ainsi que sur ARTE. J'en ai parlé ici.

La vidéo est maintenant sur Google. Il faut la voir !

Monsanto produit l'herbicide le plus vendu dans le monde depuis 30 ans, le Roundup. Comment assurer la vente de son produit? La firme manipule les gènes du soja pour le rendre résistant au Roundup. Cela donne le soja Roundup Ready. Les agriculteurs deviennent captifs. Ils sont obligés d'acheter le Roundup en même temps que les semences. D'autres plantes sont manipulées pour produire elle-même l'insecticide Bt... qui se retrouve dans les assiettes. De même que les résidus de Roundup dont la toxicité a été prouvée. 90% des OGM cultivés sur la planète appartiennent à Monsanto. Un vrai monopole !

Le film montre comment "pressions, corruption et rapports mensongers font partie des pratiques de ce géant de l'agro-alimentaire." TSR. Hallucinant !

Voir la vidéo.

Marie-Monique Robin a aussi écrit un livre : Le monde selon Monsanto. De la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien. La sujet est complexe, le livre reste le meilleur moyen de s'informer.

jeudi 20 mars 2008

Les fraises de la honte dans nos supermarchés !

frais

Celles de Huelva en Espagne. Précisément celles que l'on trouve depuis fin janvier dans tous nos supermarchés. Oui celles que vous avez mangé en dessert il y a 2 jours, et dont vous avez fait provision aujourd'hui. 2.95 la livre chez Coop, il faut profiter !

Je ne mange pas de fraises de Huelva. Pourquoi ?

  • Pour ne pas m'empoisonner. Ces fraises produites hors saison sous une mer de plastic, sont cultivées avec moult engrais et pesticides : insecticides, fongicides. Des analyses labo effectuées par l'émission À Bon Entendeur en 2007, ont révélé jusqu'à 5 fongicides différents par fraise. Certains échantillons étaient impropres à la consommation. Fraises de Huelva non merci!
  • Parce que les fraises ne sont pas seulement pesticidées et fongicidées, elles bénéficient d'un assaisonnement spécial grâce aux cheminées d'un gigantesque complexe industriel : raffinerie, engrais, produits chimiques, etc. La mortalité par cancer à Huelva est 25% plus importante que dans le reste de l'Espagne et on est en train de soupçonner les dizaines de cheminées qui empestent la région et la contamination de l'eau. C'est dans ce lieu idyllique, au pied des cheminées, que mûrissent les fruits. Fraises de Huelva non merci!

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  • Pour ne pas empoisonner l'environnement. Ces fraises parcourent plus de 2000 km par camion : pollution, émissions de CO2, particules fines. À ces joyeusetés s'ajoute le fait que les fraises, pour ne pas moisir en route, doivent subir un traitement chimique supplémentaire par giclage. Bon appétit aux enfants qui se servent directement dans la barquette ! De toute façon laver les fruits ne les débarrassent pas des pesticides. Fraises de Huelva non merci !
  • Pour ne pas être complice de conditions de travail scandaleuses. Africains sans papiers ou travailleuses des pays de l'Est, ils vivent dans des chabolas, sortes de baraquements de plastic insalubres. Salaires de misère, conditions de travail très pénibles, protections contre les pesticides souvent insuffisantes. Pas de miracle ! Pour que les fraises de Huelva puissent être vendues Fr. 2.95 la livre après un si long voyage, quelqu'un doit payer. En l'occurrence les exploités sur place ! Fraises de Huelva non merci !

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Et vous? Les préférez-vous en tartelettes ou au sucre avec de la crème ?

Ou si comme moi vous en avez marre, signez et faites signer le manifeste Ras la Fraise!

Les analyses de ABE ont révélé que les autres fraises d'Espagne, d'Italie et même du sud de la France sont aussi contaminées dans une moindre mesure. Sans doute à cause des traitements que nécessitent les longs transports en camion. Pour des fraises plus propres, attendre la production locale.

Photo du haut : Fraises de Huelva, Coop du centre de Neuchâtel.

Merci à Georges Bartoli pour les 2 photos des plantations de Huelva.

Les enquêtes de l'émission À Bon Entendeur :

Autres photos sur Flickr :

Oui, Huelva c'est ça !