ZebraBlog Sugus

ZebraBlog Sugus - suisse et sans pub

dimanche 25 novembre 2007

Envie d'un petit voyage décalé pour les fêtes ?

bas

Offrez-vous, offrez-lui, la nouvelle ligne directe Bâle - Moscou !

Vous montez dans le train à Bâle le 23 décembre à 18h04 et vous en redescendez... le 25 à 10h59, gare Moskva-Belorusskaia.

39h55 de voyage! Ce n'est pas le transsibérien mais c'est déjà pas mal. En contemplant le paysage vous pourrez lire Freiburg, Frankfurt, Berlin, Warszawa, Minsk... N'oubliez pas de réserver une table sur la place Rouge pour le dîner de Noël!

Le direct Bâle - Moscou circule chaque jour à partir du 9 décembre.

St Basil's by night Andifeelfine

mardi 13 novembre 2007

Pont sur le Rhône à vendre au plus offrant

pont

Vous cherchez une idée de cadeau de Noël original? Que diriez-vous d'un pont de chemin de fer? Aucun rapport avec Märklin, un vrai de vrai pont de chemin de fer.

Le pont du Rhône entre Brigue et Naters, pont métallique entièrement rénové, que la compagnie ferroviaire Matterhorn Gotthard Bahn est prête à céder au plus offrant. 50 mètres de long, 270 tonnes d'acier, les enchères sont ouvertes jusqu'au 23 novembre. Aucun envoi par poste n'est prévu, les intéressés devront se déplacer pour entrer en possession de leur bien. Les nostalgiques choisiront pour la photo le 4 décembre, date de passage du dernier train sur le pont du Rhône, du dernier train depuis... 1915!

Source NZZ Online

jeudi 20 septembre 2007

Filmer ou prendre des photos dans les gares suisses

train

Le 23 août cmic racontait son aventure en gare de Genève: Après avoir raccompagné des amis au train "j’ai filmé les derniers wagons qui filaient au loin. A ce moment, des agents en uniforme se sont approchés de moi et m’ont intimé l’ordre d’arrêter immédiatement de filmer, faute de quoi ils seraient en droit de détruire la carte photo..." Lire la suite.

J'ai alors repris ici cette question qui m'intéressait : est-il autorisé de filmer ou prendre des photos dans les gares suisses ?

Il est ressorti des commentaires une certaine ambiguïté liée au caractère d'espace public privé que constitue une gare. Mais personne n'a pu trouver aucune interdiction d'y filmer ou prendre des photos. Le personnel qui j'ai interrogé n'a jamais entendu parler d'une telle interdiction. Martouf signale le règlement affiché en gare de Neuchâtel : il est interdit de s'asseoir par terre, de faire des manifs, de la pub ou de déranger avec sa musique. Il n'y est pas question de film ni de photo.

Christophe précise encore que dans les dispositions d'exécution de l'ordonnance sur les chemins de fer (pavé de plus de 400 pages!) il n'est nulle part fait mention d'une interdiction de photographier ou filmer.

J'en déduis que ce qui n'est pas interdit est autorisé, avec les mêmes restrictions que dans l'espace public.

Petit rappel de Christophe à l'attention des photographes: "Il est interdit de traverser les voies, de se mettre sur les voies, etc... pour pouvoir prendre "the" photo du mois. Et si on est proche du bord de la voie, il est conseillé de porter un gilet orange et de faire un petit signe au mécano qui saura ainsi que vous l'avez vu et ne déclenchera pas le freinage d'urgence en pensant à un désespéré prêt à se jeter sous son train.''

Photo : train français en gare de la Chaux-de-Fonds.

vendredi 7 septembre 2007

Jour ordinaire entre Saint-Imier et La Chaux-de-Fonds

train

C'était hier, dans le train. Ambiance électrique. Une classe, je leur donne 12-13 ans d'âge. Le prof, sympa et posé, du genre "gardons notre calme", debout dans le couloir. Tentative de maîtriser de sa forte silhouette... quoi au juste ? Car le jeu qui se joue est subtile et pernicieux. Dépasser les limites juste assez pour provoquer, et protester ensuite aux réprimandes avec des airs de martyrs innocents, cela dans un climat d'impertinence et de franche rigolade.

Cela va de la bouteille de coca fortement agitée avant ouverture : "mais m'sieur j'ai bien le droit de boire si j'ai soif!", aux détritus qui fusent : "c'est injuste, c'est pas moi!", aux bousculades : "m'sieur y m'a fait mal", aux grimaces derrière le dos du prof après avoir détourné son attention : "m'sieur r'gardez là-bas, les autres y s'bagarrent!".

Le ton monte parfois, toujours calme et posé, visant à faire ramasser un papier ou ôter les pieds de dessus la banquette. Les gosses s'exécutent en protestant, mais déjà d'autres provocations fusent. Les remontrances sont impuissantes face aux ricanements et aux regards de connivence impertinente. Les gosses se foutent de lui ouvertement, le prof fait semblant de ne rien voir. Je souffre pour lui.

Quelques élèves sont assis à l'écart. Je ne les avais pas remarqués, ils ne participent pas au bordel ambiant, n'occupent pas le terrain. Brusquement quelques filles provocantes et faussement effarouchées dans leurs jeans/pulls moulants, se précipitent sur le prof : "M'sieur ça pue! Ils - les garçons - le font exprès!" En effet une odeur nauséabonde envahit le compartiment dans un ricanement général. Le prof lève les épaules avec impuissance.

Sortie du tunnel, arrivée à la Tchaux, je me lève et m'approche de la porte pour tenter une sortie avant la meute. C'est comme si j'avais donné le signal du départ. Tous se retrouvent debout prétextant chaque aiguillage d'entrée de ville pour tomber innocemment les uns sur les autres et se pousser : "t'es fou, tu m'as fait mal!" J'entends la voix du prof, loin derrière la meute, largué, impuissant !