loup

Je suis une amoureuse des sentiers pédestres qui s'égarent au milieu de nulle part, il m'arrive aussi de délaisser tout chemin à la recherche d'un menhir ou de quelque tumulus perdus dans la nature. Ma seule crainte : les chiens agressifs. Heureusement pour moi, la tendance est de garder les canidés sous surveillance.

Hier dans un communiqué de l'Office Fédéral de l'environnement, il était question d'autres canidés :

"Berne, 11.03.2008 - Sachant que des louves arrivent en Suisse, il faut s'attendre à ce que commence bientôt la phase d'accouplement et de reproduction. Pour faire face à cette évolution, le Plan de gestion du loup en Suisse a été révisé." Et Berne d'expliquer la stratégie de l'animal pour coloniser une région.[1]

berger

La Confédération a la charge du "monitoring national du loup", elle a l'intention de "gérer" le loup, elle a mis sur pied un Plan loup 2008 (pdf). Sommes sauvés ! Question : le plan loup ne parle que protection des troupeaux, et accessoirement protection des mammifère et des oiseaux sauvages.

Les promeneurs ? Seraient-ils implicitement compris dans les mammifères ? Et un loup... ça se laisse vraiment gérer ?

On supporte de moins en moins les chiens, mais le loup on l'accueille avec joie. Il est de bon ton et politiquement correct de dire que le loup n'est pas dangereux pour l'homme. Cela semble tellement acquis que le plan loup n'en parle pas. L'historien Jean-Marc Moriceau, auteur de l'étude "Histoire du méchant loup" recense plus de 3000 attaques du prédateur sur l’homme entre le XVe et le XXe siècle. Même cet auteur se fait rassurant. Les temps ont changé, le loup ne pose aucun problème dans les régions qu'il a déjà colonisées. Son interview dans Loup.org : Le loup attaque l’homme !!??.

Et pourtant... On trouve sur DailyMotion le témoignage d'un berger du Mercantour qui a été attaqué par une louve et ses 2 petits. Ils lui ont sauté dessus sans crier gare. Il s'est défendu avec un bâton, il dit devoir la vie à ses chiens, qui ont chassé les loups et ne sont rentrés que le soir, blessés. Vidéo L'homme et le loup.

En photo le loup de Pouillerel, exposé au Musée d'histoire naturelle de la Chaux-de-Fonds. C'est le dernier loup neuchâtelois tué en 1845. Dernier ? Lorsque vous vous baladerez du côté de Pouillerel...

Photo du bas : Berger attaqué par des loups

Notes

[1] Phase 1: arrivée de quelques jeunes mâles qui explorent toute la région avant de s’établir là où ils trouvent de la nourriture en suffisance. Phase 2: arrivée de jeunes femelles; l’accouplement et la reproduction commencent au sein de petites meutes, souvent dans des zones protégées, calmes et riches en gibier. Phase 3: propagation géographique et régularisation de la reproduction; la population augmente de 20 à 30 % par an. Donc nous serions à la phase 2.