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Suite à mon article Planktos, Vatican et business climatique, Joël a posté sur NaturaVox un audacieux article : CO2. Trafic d’indulgences.

Concernant ce même sujet de la géo-ingénierie, le Professeur Suren Erkman, professeur en écologie industrielle à UNIL s'exprimait ce matin sur la RSR.

Il fait l'historique. La geo-ingénierie est utilisée depuis longtemps pour faire pleuvoir dans des régions arides. Elle a aussi été utilisée lors de la guerre du Vietnam pour embourber le Vietcong par le moyen de pluies massives. L'URSS pensait à détourner des fleuves pour réchauffer la Sibérie.

Aujourd'hui on en est à des expériences d'épandage de fer dans l'océan pour fertiliser le phytoplancton, et des projets de dispersion de cristaux de souffre dans la stratosphère pour absorber les rayons du soleil.

Effets pervers possibles : si on a une solution technique toute prête, pourquoi faire des efforts pour diminuer les émissions des gaz à effet de serre? Le système climatique est tellement complexe, qu'il est impossible de prévoir les effets connexes de ces méthodes. Mais comme solution de dernier recours pourquoi pas?

Écouter le professeur Suren Erkman.
Voir aussi JDNscience.

Photo : Certains croient voir dans les traînées de condensation laissées par les avions, des chemtrails ou traces d'épandages à haute altitude. Cela pourrait être un jour. Pour le moment selon le professeur S. Erkman on n'en est qu'à des expériences très limitées.