ZebraBlog Sugus

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mercredi 3 octobre 2007

Swisscom : les titres... et le reste !

Téléphones portables et risques de cancer

Résultats version Swisscom de l'étude internationale Interphone "programme de recherche le plus ambitieux du monde sur ce sujet".
Il s'agit en fait de résultats intermédiaires (à quelle date?), d'une étude en cours.

Selon Swisscom titres et sous-titres :

  • "Etude Interphone: pas de rapport entre les téléphones mobiles et le cancer."
  • "Pas de rapport entre les téléphones mobiles et les tumeurs."
  • "Les appareils modernes ne présentent aucun risque."

Selon Swisscom l'article entier :

  • "Les chercheurs danois ont simplement (!) constaté une différence au niveau de la taille de la tumeur."
  • "Chez les utilisateurs de portables, la taille moyenne des tumeurs est en effet plus importante que chez les autres."
  • "Chez les personnes utilisant leur portable régulièrement depuis plus de dix ans, on a seulement (!) pu noter un risque accru de neurinome acoustique (tumeur bénigne très rare du nerf acoustique)."

Bien-sûr Swisscom minimise : l'enquête ne couvre que 10% des résultats, il faut attendre. La vérité c'est que les résultats sont incertains car on manque de recul. Mais les perspectives à long termes restent inquiétantes.

L'étude Interphone est en cours. État de la recherche au 25 septembre 2007 (pdf) quelques extraits.[1] [2]

l'Étude Interphone sur le site du Centre International de Recherche sur le Cancer.

Notes

[1] "For glioma, although results by time since start of use and amount of phone use vary, the number of long-term users is small in individual countries and results are therefore compatible. Pooling of data from Nordic countries and part of the UK yielded a significantly increased risk of glioma related to use of mobile phones for a period of 10 years or more on the side of the head where the tumour developed. This finding could either be causal or artifactual, related to differential recall between cases and controls."

[2] "For meningioma and acoustic neurinoma, most national studies provided little evidence of an increased risk. The numbers of long-term and heavy users in individual studies were even smaller than for glioma, however, and prevent any definitive conclusion about a possible association between mobile telephone use and the risk of these tumours. A pooled analysis of data from Nordic countries and the UK found a significantly increased risk of acoustic neurinoma related to durations of use of 10 years or more on the side of tumour. Little can be said at present concerning the risk of parotid gland tumours related to mobile telephone use."

Free Burma : la Birmanie 20 ans après

burma

Demain jour de l'action Free Burma qui invite les blogueurs à manifester leur soutien au peuple birman.

Ne manquez pas aussi l'excellent billet de Fabien Fivaz La Birmanie 20 ans après.

«  ce qui importe c’est le poids des regards de l’humanité entière. Les dictatures ne craignent rien tant que la publicité donnée à leur existence, à leurs crimes, à leur illégitimité. Elles détestent la lumière. Pesons donc de tous nos regards: c’est notre seule arme. Il faut regarder les dictateurs dans le blanc des yeux. »
Bruno Frappat

Free Burma
Sur Flickr
Photo Funghi's Perspective

Le pont

Préambule à l'histoire qui suit. Il s'agit d'une participation au jeu des Billets en sablier initié par Kozlika et animé par Samantdi. Je n'ai jamais habité près d'un pont et je ne connais Paris que comme touriste. L'amorce en italique c'est le début d'un billet repris d'un blog, le jeu consistant à inventer une suite. L'amorce est donnée à 22h, le texte doit être rédigé jusqu'à 10h le lendemain. Ce soir à 22h sera proposée une nouvelle amorce, mais je ne vais pas participer chaque jour.

pont

Le Pont
J'ai très longtemps habité près d'un pont SNCF, tout au nord de Paris.

Un pont très noir, qui tremblait au passage des trains de marchandises, un pont que j'aimais.

Comment pouvait-on aimer un tel amas de ferraille, lui trouver un quelconque charme ? Sans aucun doute, je devais être le seul dans ce cas. Ce qui n'était d'ailleurs pas pour me déplaire, les histoires d'amour ont toujours quelque chose d'exclusif.

Enfant ce pont me fascinait ! Je restais des heures à observer les reflets de l'eau et du ciel jouer dans ses structures métalliques. Par temps de brume ou à la tombée de la nuit il devenait fantomatique. Une mystérieuse connivence nous unissait, quelque chose d'indicible : je savais, et je savais qu'il savait. Lorsque qu'un train passait, parfois je m'approchais et j'offrais mon corps aux vibrations, instants de communion entre nous. Il arrivait que ce fut un vieux train à vapeur, j'emplissais alors mes poumons de cette odeur âcre, inoubliable, et le bonheur était complet. Ce pont avait une âme je le savais.

Les années passèrent qui m'emmenèrent toujours plus loin de la maison près du pont. Je revenais en fin de semaine, bientôt plus qu'en fin de mois, arriva le moment où je passais en coup de vent, sans même un regard pour le pont.

Les années passèrent encore et brusquement, un souvenir remonta, un souvenir qui devint présence de plus en plus insistante : le pont. Un souvenir plein d'images de gigantesques structures métalliques qui jouaient avec le ciel et l'eau, et qui me fascinaient.

C'est en train que j'accomplis le pèlerinage, le coeur un peu serré que je retrouvais les noms trop connus des stations. Environnement familier... et maintenant étranger !

Je ne le vis pas tout de suite, je crus même un instant qu'il n'était plus là. Mes yeux incrédules cherchaient en hauteur et en vain la grandeur, la démesure, ces structures métalliques qui m'avaient subjugué. Mes yeux cherchaient aussi la pierre sur laquelle je passais des heures assis, à contempler. Mes yeux cherchaient mais ne trouvaient que ferraille terne et béton hostile. Et le bruit des voitures qui couvrait le clapotis de l'eau.

Sentiment de trahison, je sus qu'il fallait que je parte. Un dernier regard à ce triste amas de ferraille, ce pont n'était pas le mien.

Le pont, le vrai, habitait à jamais en moi, dans la magie des souvenirs d'enfance que rien ne parvient à ternir !

Photo A.Jay