Sentier du lac sur route : Vaumarcus-Bevaix
Par Sugus, lundi 16 avril 2007 à 22:07 :: Balades :: lien permanent 518
Août 2004 communiqué officiel de la chancellerie d'État :
"le Sentier du lac est ouvert au public. Ce passage le long des rives du lac de Neuchâtel s'étend sur 44 km, du Landeron à Vaumarcus, et est réservé uniquement aux piétons."
Chic alors, de belles balades lacustres en perspective :-) Et elles furent belles !
Avril 2007, dimanche matin ensoleillé en gare de Vaumarcus. Dernière partie du sentier du lac à découvrir : Vaumarcus-Bevaix. En réalité nous poursuivrons jusqu'à Areuse.
Étonnement, à Vaumarcus le balisage ne conduit pas au bord du lac mais suit la route, dans l'herbe, juste au-dessus de celle-ci. Très vite on rejoint le goudron et on se dirige en direction de Bevaix mais toujours par la route et loin de la rive.
À part quelques incursions lacustres par les zones de loisirs des villages (port, places de jeux), le balisage emprunte les routes. Même lorsqu'on suit la rive, le lac est invisible, caché par des lignées de propriétés privées.
On recommence à y croire lorsque à mi-parcours, le bitume fait place à un sentier dans la verdure. Pas pour longtemps, déjà une propriété privée barre le chemin et le balisage expédie à nouveau les piétons sur la route.
Une longue tirée sur route et à proximité du panneau annonçant Bevaix à 1000m, le chemin descend enfin en direction de la forêt de Treytel, il ne quittera plus le lac jusqu'au Petit Cortaillod.
Dans le communiqué officiel :
"la grande majorité des propriétaires concernés ont donné leur accord aux aménagements prévus et au balisage du sentier."
Ce n'est pas vrai du tronçon Vaumarcus-Bevaix, les propriétés privées empêchent l'accès au lac.
Le communiqué dit encore :
"La loi sur les eaux du 24 mars 1953 stipule que "chacun a le droit de passer librement sur les rives des lacs de Neuchâtel et de Bienne". En 1979, la loi fédérale sur l'aménagement du territoire (LAT) demandait aux cantons de tenir libres les bords de lacs et des cours d'eau et de faciliter au public l'accès aux rives et le passage le long de celles-ci. Cette disposition a été reprise dans la loi cantonale sur l'aménagement du territoire (LCAT) en 1991. Elle est donc maintenue."
Alors pourquoi n'a-t-on pas exigé un droit de passage sur tout le parcours ?
Si cela n'était pas possible, pourquoi avoir posé ce balisage sur route appelé grotesquement "sentier du lac" ?
Le reste du parcours est un vrai sentier du lac... ou de la rivière, un vrai régal. Profitons-en !
Le lac enfin à la Pointe-du-Grain
Communiqué officiel en entier :
RÉPUBLIQUE ET CANTON DE NEUCHÂTEL CHANCELLERIE D'ÉTAT BUREAU DE LA COMMUNICATION CH-2001 NEUCHÂTEL CHÂTEAU
Inauguration du Sentier du lac, pour les marcheurs, du Landeron à Vaumarcus
La chancellerie d'Etat communique:
Après huit ans de travaux, le Sentier du lac est ouvert au public. Ce passage le long des rives du lac de Neuchâtel s'étend sur 44 km, du Landeron à Vaumarcus, et est réservé uniquement aux piétons. Pour réaliser ce sentier, un montant de 650.000 francs a été accordé au Conseil d'Etat par le Grand Conseil en 1996 : ce montant n'a pas été dépassé. Cette réalisation d'importance a été menée par le Canton de Neuchâtel en collaboration avec les seize communes concernées et l'Association neuchâteloise de tourisme pédestre (ANTP). A relever que la grande majorité des propriétaires concernés ont donné leur accord aux aménagements prévus et au balisage du sentier. Autant dire que la volonté de réaliser un passage le long des rives des lacs de Neuchâtel et de Bienne, ainsi que du canal de la Thielle est ancienne puisque la loi sur les eaux du 24 mars 1953 stipulait déjà que "chacun a le droit de passer librement sur les rives des lacs de Neuchâtel et de Bienne". En 1979, la loi fédérale sur l'aménagement du territoire (LAT) demandait aux cantons de tenir libres les bords de lacs et des cours d'eau et de faciliter au public l'accès aux rives et le passage le long de celles-ci. Cette disposition a été reprise dans la loi cantonale sur l'aménagement du territoire (LCAT) en 1991. Elle est donc maintenue.
Et en 1996, le Conseil d'Etat présentait au Grand Conseil un rapport assorti d'une demande de crédit de 650.000 francs afin d'aménager un Sentier du lac entre Le Landeron et la gare de Gorgier-Saint-Aubin, ainsi que la construction d'une passerelle dans les gorges de l'Areuse. Parmi les objectifs fixés par le rapport figuraient la réalisation du sentier à proximité immédiate du lac et l'utilisation maximale des chemins et sentiers déjà existants.
Jusqu'à Vaumarcus… Le balisage était déjà installé depuis quelques années entre Le Landeron et le port de Bevaix. Aujourd'hui, alors que le décret adopté par le Grand Conseil en 1996 ne prévoyait un passage que du Landeron à la gare de Gorgier-Saint-Aubin, il est possible d'emprunter le Sentier du lac jusqu'à Vaumarcus. A noter que même la jonction avec la partie vaudoise est prête puisque le sentier a été prévu et aménagé dans le cadre des travaux de la A5.
Le Sentier du lac passe à proximité immédiate du lac sur une grande partie du chemin pédestre (34,5 km), ce qui est exceptionnel en Suisse. Il s'en éloigne quelque peu seulement sur 9,5 km, soit au Landeron, à Préfargier, à Monruz, à Chez-le Bart et entre le pont de Sauges et Vaumarcus, notamment pour des raisons de protection de la nature et de topographie.
Le revêtement naturel s'étend sur 22 km. La majorité du Sentier du lac fait partie du domaine public, avec une longueur totale de 33,5 km; en outre, 5 km se trouvent sur des terrains de propriétés privées , 3,6 km sur des terrains propriété des communes et 1,9 km sur des terrains propriété de l'Etat de Neuchâtel.
Quant aux principaux aménagements réalisés à ce jour, il s'agit de la passerelle dans les gorges de l'Areuse, de celle sur l'Areuse aux Prés d'Areuse, ainsi que des pontons permettant la traversée de la forêt de Treytel, sur la commune de Bevaix. En comparaison, le canton de Vaud offre aux marcheurs un sentier de 44 km accessibles sur 87 km de rives de lac et Genève 11 km accessibles sur 32,5 km de rives. Neuchâtel, le 23 août 2004









