
Coop de la Treille, Neuchâtel.
Voix off: "Ceci est un appel urgent".
Voix d'enfant: "Maman c'est moi Ludovic, je suis perdu. Pas de panique, je t'attends au rayon des machins-choses Findus!". On répète bien distinctement : "Je t'attends au rayon des machins-choses Findus!".
Coop-City, Neuchâtel.
Le piège ici se situe au rez-de-chaussée. L'accès à l'escalier roulant montant aux étages est flanqué de chaque côté de tables-comptoirs Sunrise, de sbires Sunrise tout sourire, prêts à vous faire signer Le contrat Sunrise. Là je pousse une bouélée : à la gare on peut au moins les éviter, ici c'est un traquenard! Je réussis à leur échapper, ouf! Je décompresse un peu plus tard au resto devant un café. C'est l'heure creuse. La caissière, entre chaque client attend, debout. Pourtant dans son espace de travail il y a largement la place pour un siège mais nul n'y a pensé! Dans les étages, des vendeuses plus très jeunes s'appuient comme elles peuvent pour soulager des jambes lourdes, mais là non plus aucune chaise! Trois minutes de répit dans une journée chargée, il faut rester debout! Sortie par le rez, j'aperçois une dame âgée un peu voûtée en train d'écrire sous l'oeil attentif du sbire Sunrise. Un coûteux contrat dont elle n'a pas besoin lui promettant des économies sur des appels que de toute façon elle ne passera pas ?
Allons, allons la Coop, on vous aime bien! Il fait bon manger une assiette dans votre resto et certains de vos produits sont devenus indispensables à nos vies. Mais de grâce, un peu d'élégance et de charité, offrez des sièges à vos vendeuses et caissières, elles n'en seront que plus détendues et souriantes ! Un peu d'éthique et de sens commercial : cessez de prendre nos gosses pour cibles et dindons avec vos pubs de mauvais goût et videz illico Sunrise qui n'a rien à faire dans vos murs! Ou alors... c'est nous qui pourrions illico aller voir ailleurs !