
On vote ce dimanche à Peseux, comme on le fait partout et souvent en Suisse. Mais qui donc se déplace encore jusqu'au bureau de vote, alors qu'il est si facile de glisser son bulletin dans une boîte aux lettres ou de voter par Internet?
Le monde politique est en profonde mutation. Le clivage gauche-droite ne correspond plus à rien. A-t-on encore besoin des partis pour nous dire ce qu'il faut penser, ce qu'il faut voter, à l'heure d'Internet? Les idéologies sont dangereuses. Face à la complexité des questions qui se posent à la société, une perception claire et sereine des situations et des enjeux, est un préalable indispensable à toute solution sensée. Les idéologies de gauche comme de droite sont comme des verres déformants, qui brouillent l'esprit par leurs vieilles logiques. Elles passionnent le débat, empêchant de voir les réponses nouvelles qui souvent se dégagent d'elles-mêmes d'une appréhension claire et sereine d'un problème.
Concernant les élections, de plus en plus les citoyens solliciteront l'aide de moyens comme Smartvote. Je l'ai testé en me mettant dans la peau d'une citoyenne fribourgeoise qui doit bientôt élire les députés au Grand Conseil. J'ai choisi Smartvote "rapide", 25 questions en 5 minutes. Il y a aussi Smartvote "deluxe", 54 questions en 15 minutes. Ces questions permettent d'établir le profil de l'électeur, et sur la base de ce profil, des candidats lui sont proposés. Le système me semble intéressant, bien qu'il ne prenne pas en compte, la personnalité des candidats. Il ne suffit pas d'avoir de bonnes idées, il faut encore être capable de les faire passer! Avec ce système le panachage devient facile, les directives des partis perdent de leur importance.
Pour en revenir à la votation d'aujourd'hui, aucune réponse sensée ne sortira des urnes car aucune question sensée n'a été posée au citoyen!