Quelques chiffres provenant de 20 Minutes:

Les crimes passionnels sont plus fréquents en Suisse romande qu'aux Pays-Bas et même qu'aux Etats-Unis. Ils représentent 58% des homicides.

Dans 84,3% des cas, l'auteur du meurtre passionnel est un homme. Il utilise le plus souvent une arme à feu. La moitié des auteurs se suicident après avoir commis leur forfait et près d'un quart des victimes sont tuées en même temps que d'autres personnes. Le mobile est principalement la jalousie, la séparation ou d'autres problèmes familiaux.

Celui qui veut tuer n'a bien-sûr pas besoin d'avoir un pistolet d'ordonnance ou un fusil d'assaut sous la main... pourtant cela facilite les opérations!

Le crime passionnel, par définition est commis "à chaud" sous forte emprise émotionnelle. Un certain nombre de ceux qui s'en prennent à leur famille ne le feraient pas un jour plus tard, le temps de se procurer arme, munition et permis... le temps de la réflexion! Une arme sous la main lorsqu'on pète les plombs c'est très, très dangereux!

Peut-être fut-il un temps où cela se justifiait que chaque soldat garde son arme à la maison. Une mobilisation pouvait se faire plus rapidement disait-on. Le monde et les temps changent! Cette pratique est devenue complètement anachronique et obsolète! Et pourtant intouchable car elle est fondée sur un mythe! Le mythe d'une Suisse invincible grâce à son Réduit National et son armée de milice prête à répondre à l'appel des drapeaux! Les bunkers sont en grande partie démantelés, ou reconvertis en sites touristiques, "Armée 21" a passé par là. Mais un mythe ne se démantèle pas aussi facilement qu'un bunker.

Nos anciens - pas si anciens que ça! - n'ont-ils pas chanté à l'école

"Dans nos cantons, chaque enfant naît soldat!"

Une nouvelle ordonnance fédérale tend timidement, trop timidement à limiter le danger des armes militaires à la maison.