ZebraBlog Sugus

ZebraBlog Sugus - suisse et sans pub

vendredi 28 avril 2006

Intense activité en gare des Deurres (2)

Dès mon arrivée à Serrières en 2002, la configuration des lieux autour de la gare des Deurres m'a posé question. En particulier ce pont passant sur les Battieux, qui relie un hangar à un quai de chargement, et qui est utilisé aujourd'hui comme lieu d'entreposage de vieilles voitures.

Il y avait aussi une passerelle plus étroite enjambant de la même manière les Battieux, reliant le hangar au site Noyers 1-3. La passerelle a été démolie lors de la construction de la maison rouge. Mais elle apparaît encore sur l'excellente carte interactive de Swisstopo offerte par la commune de Neuchâtel.


G = Gare des Deurres
H = Hangar
1-3 = Noyers 1-3 (maison rouge) ancien site d'entreposage de bois
Quai = quai de chargement aujourd'hui utilisé à l'entreposage de vieilles
voitures

Ces installations sont liées à l'ancienne fabrique de papier située au fond du vallon, et qui a cessé ses activités en 1981. Au début du 20e siècle la fabrique de papier acheminait ses marchandises par le funiculaire Suchard reliant le fond du vallon à la gare de Serrières. Entre la fabrique de papier et le funiculaire circulaient des wagonnets sur un réseau à voies étroites. Les wagonnets devaient traverser le terrain des moulins Bossy. En 1912 suite à une brouille - les convois "papeterie" étaient accusés d'endommager les aiguillages "Bossy" - les wagonnets furent interdits de passage.

C'est alors que les responsables de la papeterie s'adressèrent à la compagnie "Jura-Neuchâtelois", demandant qu'une voie individuelle fut aménagée en gare des Deurres. Les installations que nous pouvons observer encore aujourd'hui sont les vestiges des activités de la papeterie entre le vallon et les Deurres. Le site Noyers 1-3 où conduisait le petite passerelle était consacré à l'entreposage du bois. Un funiculaire dont vous voyons encore les vestiges au fond du vallon, reliait la partie vallon à la partie Battieux de la papeterie.

Intense activité en gare des Deurres (1)

jeudi 27 avril 2006

L'homéopathie: charlatanisme ou médecine miracle?

livre

Et si la vérité était ailleurs?

L’épistémologue Thomas Sandoz dépasse les clivages pour-contre. Il a une position originale, il décrit l'homéopathie comme un "rituel de conjuration profane qui permet de faire face à la souffrance".

Ça marche, mais pas parce qu'on a pris des granules. Ça marche parce qu'on a pris des granules dans tel contexte, qu'on a mis telle conviction et telle croyance en ces granules. Processus qui a mis en marche des mécanismes actifs. Ça marche mais pour d'autres raisons que celles que l'on croit.

Les groupes pharmaceutiques et les médecins homéopathes tentent de justifier scientifiquement l'efficacité de l'homéopathie, et par là de justifier sa prise en charge par les systèmes de sécurité sociale. Mais l'homéopathie s'inscrit dans une individualisation très poussée du traitement. Impossible donc d'en faire une recette qui marche pour tout le monde, et par là de lui faire subir les mêmes tests qu'aux médicaments allopathiques.

La controverse a encore de beaux jours devant elle, et peut-être bien que cela arrange tout le monde!

"La vrai nature de l'homéopathie" Thomas Sandoz
Son site

lundi 24 avril 2006

Une photo ou un instant qui s'offre, unique...

Adjaya dont les photos sont un enchantement écrit sur son blog:

"J’aime la nature pour la variété infinie de formes qu’elle nous offre, je m’immerge totalement en elle pour retrouver ce sentiment immense d’une forme de liberté originelle."

J'écoutais ce matin un autre photographe Nicolas Crispini raconter comment lui aussi s'immerge dans la nature pour capturer cet instant unique qui se donne. Un jour qu'il était depuis deux heures les pieds dans l'eau au milieu de l'Aire, un pêcheur s'est approché lui demandant ce qu'il faisait là. "J'essaie de capturer une bulle dans l'eau" lui répondit-il!

Nicolas Crispini parle de la photo comme d'un rapport à la finitude. L'instant qui s'offre est unique, pas de retour possible. Si l'on revient sur les lieux ce sera différent.

Il clot son livre "Cours d'eau et rives du bassin genevois" par cette phrase de Henri Michaud:

"Éclairé par ce qui m'éteint, porté par ce qui me noie, je suis fleuve dans le fleuve qui passe."

Voir ses photos au Musée d'art et d'histoire de Genève