Tout le monde connaît le Lion de Lucerne. Les Suisses pour y être allés en "course d'école", les Japonais parce que le Lion est passage obligé des circuits touristiques!

Petit rappel: Le 10 août 1792, alors que les Tuileries sont à feu et à sang, la garnison des mercenaires suisses du roi de France Louis XVI, tentent de repousser les assauts des révolutionnaires. Les conflits sont d'une rare violence, 800 mercenaires meurent durant les combats ou sont guillotinés en septembre.

En mémoire de cet événement, ce lion agonisant de 9 m. de long, a été en 1821 tiré de la pierre. Une lance plantée dans son flanc gauche il protège jusque dans la mort la fleur de lys.

Jules Michelet écrit en 1838:

"Il meurt, comme un chien fidèle, sur l'écusson des lis qu'il a juré de défendre. Il meurt et semble pleurer; s'il pleure, ce n'est pas sur lui: "Helvetiorum fidei ac virtuti, qui, ne sacramenti fallerent fidem, fortissimi pugnantes ceciderunt" ("A la foi et au courage des Helvètes qui, pour ne pas trahir le serment, tombèrent en combattant avec la plus grande bravoure"). J. Michelet

De passage à Lucerne j'ai rejoint la foule des Japonais devant le Lion. 800 morts par devoir. 800 morts par fidélité à une cause perdue. Deux siècles plus tard, que tout cela semble vain, presque dérisoire!