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mercredi 22 mars 2006

Cindy nouvelle star

La Romandie a une nouvelle star, elle est neuchâteloise et se nomme Cindy. Cindy par ci, Cindy par là, interviews, photos, Cindy est partout. Qu'a fait Cindy pour mériter pareille notoriété? Elle a résisté au jury carnassier de "Nouvelle Star".

Face à ce bouillonnement médiatique, naïvement j'imaginais des journalistes faisant leur boulot de journaliste: interview de la belle, photo... ben pas du tout.

Jean-Luc Wenger explique dans L'Express du 20 mars. En fait Cindy a disparu depuis le 1er mars, début de sa notoriété médiatique et nul ne l'a rencontrée. Les photos? toutes estampillées M6. Les interviews? par attachés de presse interposés qui concoctent des entretiens téléphoniques enregistrés. La petite chaîne qui monte contrôle tout! Des fois que la belle dise une connerie et que la fenêtre publicitaire suisse en souffre!

Mais tout va bien. Les romands seront au rendez-vous ce soir... même moi! Car comment vivre sans avoir entendu ne serait-ce qu'une fois celle dont tout le monde parle?

Très touchée par tous les commentaires dont certains adressés directement à Cindy. Mais je ne la connais pas, pour la joindre allez directement sur son blog

lundi 20 mars 2006

Il y a 200 ans, la principauté de Neuchâtel occupée par la France

Il y a deux siècles, la principauté de Neuchâtel coulait des jours paisibles sous la lointaine, très lointaine domination du roi de Prusse.

Une sombre histoire de troc entre Napoléon et le roi de Prusse - "Tu me donnes Neuchâtel et je te refile le Hanovre" - fit que les neuchâtelois, du jour au lendemain, se retrouvèrent sous occupation française.

La chose se fit de manière musclée: Napoléon au général Oudinot: "Vous vous rendrez à Neufchâtel et vous prendrez possession en mon nom de cette principauté!" De manière sportive: 5000 hommes en armes durent brasser un mètre de neige fraîche à la Vue des Alpes (col du Jura à 1283m). De manière expéditive: le 18 mars 1806 prise de Neuchâtel, le 22 mars le pouvoir change de mains, et le 30 mars déjà, Napoléon se défait de la principauté en faveur de son ministre de la guerre et major général de la Grande Armée, Alexandre Berthier. Berthier restera duc et prince de Neuchâtel jusqu'à son abdication en 1814.

Napoléon avait donné l'ordre de ne rien changer aux autorités ni aux douanes. Mais à Berthier: "La principauté rendait 50000 écus à la Prusse, elle doit vous en rendre le double!"

C'est sur le plan militaire que la principauté fut le plus secouée, car elle dut fournir son lot de soldats à l'Empire. De 2000 hommes qui furent envoyés en Espagne, au Portugal, en Russie, à Leipzig, la plupart ne revinrent pas.

Quelques bon côtés. Sous l'Empire le réseau routier s'améliore... une route est tracée à la Vue des Alpes là où il n'y avait qu'un chemin! On construit le pont Alexandre sur la Serrière (aujourd'hui pont Berthier). Du nom de ce prince que l'on ne vit jamais, qui ne trouva jamais le temps de venir voir à quoi ressemblait sa principauté. J'ai parlé du pont Berthier ici.

Berthier, entraîné en 1814 dans la chute de Napoléon , meurt en 1815 en tombant d'une fenêtre.

Pour ne rien changer, la principauté de Neuchâtel redevient prussienne... mais nouveauté, elle entre aussi dans la Confédération comme canton suisse.

Sources:
Napoléon 1er
Les Maréchaux de l'Empire
Louis-Alexandre Berthier
L'Impartial

dimanche 19 mars 2006

Le cercueil "spécial grippe aviaire"

Grippe aviaire: les Suisses champions de la prévoyance.
Non, il n'est pas question ici de tamiflu, de masques, de mesures de désinfection ou de quarantaine... Ou alors des quarantaines en un lieu bien particulier.
Les Pompes funèbres générales de Lausanne ont prévu le cercueil spécial Grippe aviaire! Le prototype présenté sur la photo est bon marché, entièrement fabriqué de bois suisse et pouvant être monté par des menuisiers suisses, car on prévoit que les frontières seront fermées.
Rien à craindre, chez nous tout est prévu!

Source: Le Matin-Dimanche

samedi 18 mars 2006

L'étonnant destin de l'ancien entrepôt Suchard

homme

À l'origine, la fabrique Suchard, fait venir le cacao et le sucre par train, et fait descendre ces denrées dans le vallon par funiculaire.

Dans une démarche de modernisation, Suchard fit construire un entrepôt dont le sommet arrive à hauteur de la gare. Un ancien de Serrières m'a raconté que le sucre et le cacao y étaient soufflés directement depuis la gare dans de gigantesques silos.

L'aventure Suchard se poursuivant ailleurs, l'entrepôt resta. C'est alors que l'Homme Bleu, André Kuenzi, lui donna une deuxième vie. En 1998 il l'acheta et le nomma le Rhinocéros. Au sommet de l'édifice il ouvrit un restaurant le Tokyo-Montana-Express, la partie inférieure étant destinée à être transformée en studio de cinéma. La baie vitrée qu'il fit percer pour le restaurant donne sur un toit "habité", récupération d'Expo 02.

Photos: L'entrepôt depuis les Battieux et l'entrée du restaurant Tokio-Montana-Express depuis la rue des Amandiers.

L'Homme Bleu et l'entrepôt Suchard en pdf ici