Il en va des groupes punk comme des artistes de variétoche: il y a du bon et il y a du bonnet... On reviendra un autre jour sur le bonnet. Crass est né de l'anarcho-punk anglais de la fin des années 70. Un discours, des convictions, des drogues et le temps qui passe. Près de 30 ans plus tard, que reste-t-il du collectif? Des disques, bien entendu! Même si le simple mot anarchisme vous fait rire, n'hésitez pas une seconde: écoutez Crass. Écoutez Penis envy, leur meilleur album de l'avis unanime du rédacteur; il y a des morceaux là-dessus qui pètent gentiment les tympansa et d'autres que vous n'auriez jamais étiqueté punk comme Berkertex bribe, Health surface ou le génialissime[1] Being true[2] qui clôt l'opus. Notons que ce titre a été distribué à l'époque comme flexidisc dans un magazine pour jeunes filles, sans que le journal ne se rende compte qu'un groupe punk était derrière ce titre. Ce qui en a fait rire certains et pas d'autres.

Et si cet album vous a plu, continuez avec Christ: the Album puis Yes Sir, I Will puis le reste de la discographie.

Puis, comme tous les punks -enfin ceux qui ne sont pas morts prématurément- les membres de Crass qui avaient tant fustigé la société s'y sont épanouis. No future!

Notes

[1] Non, l'auteur n'a pas peur des mots!

[2] Ou Bonus track ou encore Our wedding; ce titre a plus d'un titre!