Billet ouvert à Norbert, Antoine, Vincent, Jean-Philippe, Marie-Claude, Thierry, Emmanuel et les autres.

Cette fois, j'en ai pris un sur le fait. Le petit cercle des critiques professionnels suisses romands de cinéma est particulier, très blasé et faussement amer sur la qualité de l'offre. D'ailleurs, j'en plains un certain nombre qui s'ennuient 9 représentations sur 10 et qui, en plus, doivent écrire des articles dessus. Cela doit être terrible de faire un métier qui vous donne si peu en retour. Ou plutôt, ne serait-ce pas : ça doit être terrible d'écrire des papiers où, pour ne pas être la risée du reste de la profession, on noircit grossièrement le trait ?

Dans la Newsletter du Temps du 16.05.2006, Norbert Creutz, qui n'a pas pu voir le film "Da Vinci Code"[1] écrit : "Y a-t-il réellement un film valable derrière ce brillant coup de marketing? Vu la source et les talents réunis, au mieux un bon divertissement du samedi soir.". Pour me rendre tout de même assez souvent dans les salles obscures, je dirais que cette citation est un excellent révélateur du microcosme.

Ce genre d'affirmation m'agacent.

Notes

[1] pour cause d'embargo