Zebrablog lardpourlard

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jeudi 30 mars 2006

La doublure (2006)

Et le voici, le voilà, le dernier Francis Veber et son Pignon légendaire. Cette fois, les personnages sont très attachants, et j'ai toujours eu un faible pour Ledoyen et pour Elmaleh, alors un film où ils sont amoureux... J'adore le casting dans son intégrale, Taglioni et Berry (Le coeur des hommes (2003) un de mes top 10 français), Auteuil, Scott Thomas, Aumont, et ceateri et ceatera. Que du bonheur.

Boooon, okayyy, on pouvait attendre beaucoup plus de Veber, on est à des années lumières de la finesse et de l'intensité du DDC (mais il s'agissait certainement d'un sommet). Alors La Doublure (2006), faut pas gâcher, c'est un bon moment de cinéma.

PS, j'avais le choix ce soir-là entre Basic Instinct 2 et La doublure... Sharon n'a pas fait le poids face à Virgine ;)

mardi 28 mars 2006

The World's Fastest Indian (2005) AKA Burt Munro

The World's Fastest Indian (2005) AKA Burt Munro est un film bien bien romancé tiré de faits réels. C'est un road movie sympa, mais qui ne risque guère de rester dans les annales, n'en déplaise à Hopkins. On est à des kilomètres/heure du Silence des agneaux.

Ennio Morricone

Après François de Roubaix voilà quelques mois, je m'arrête cette fois sur un nom bien plus connu: Ennio Morricone.

Les westerns spaghetti de Sergio Leone offrent un premier espace libre à Morricone au début de sa carrière. Il y fera moultes expérimentations dont certaines resteront célèbres (le tictac de Mon nom est personne ou l'harmonica de Il était une fois dans l'ouest par exemple). Les autres serviront de bases, sans cesses modifiées, à d'autres films au cours des trente années suivantes.

Parfois aussi, il se place totalement en dehors, franchissant la notion même de musique de film. Par exemple pour le film Uccellacci e uccellini (Des oiseaux petits et gros) où le chanteur récite le générique (le nom des acteurs, du producteur, etc) sur un fond musical passant du rock à l'opéra et du classique au style moyen-âgeux.

Ensuite, avec les années 70, vient une suite de films policiers et/ou politiques (Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon, La classe ouvrière va au paradis, I comme Icare, Espion lève-toi pour n'en citer que quelques-uns). La grande force de Morricone est la tension extrême que peut prendre sa musique pour souligner la tension d'une séquence dans un film. L'ouverture de Peur sur la ville est un modèle du genre.

Pour moi, sa meilleure partition est celle pour Le clan des siciliens, où non seulement la musique rythme le film, mais le ralenti aussi parfois[1]. On ressent même la fatalité de Gabin rien qu'à l'écoute du titre sur l'iPod!

Souvent imité, jamais égalé, Morricone s'est essayé à tout sans rien négliger. Il a fait chanter Joan Baez, il a élevé le siffleur comme musicien à part entière et à près de 80 ans, il a dernièrement participé à la bande originale de Kill Bill de Tarentino!

Notes

[1] Avouons quand même que la tension à l'image doit beaucoup aux réalisateurs et aux acteurs. Le clan des siciliens avec Patrick Bruel et Gérard Depardieu mis en scène par Jean-Marie Poiré ne pourrait pas compter sur la musique pour relever le niveau.

lundi 27 mars 2006

Plume et l'île mystérieuse

Lassés de ses sérénades nocturnes, trois ours polaires grincheux déposent Caruso dans un train en partance pour le sud. Plume et Filou sont fait prisonniers dans le train juste avant le départ et... impossible de rouvrir la porte du wagon. Le voyage commence, jusqu'aux Galapagos...

A voir déjà avec les tous petits. C'est beau, c'est doux.

vendredi 24 mars 2006

Esprit de famille

Les voyages intercontinentaux avec Singapore Airlines, c'est aussi l'occasion de voir quelques films. Prometteur sur le papier, Esprit de famille est l'une des pires choses que j'ai vu depuis, au moins, les Ripoux III[1]. Sarah Jessica Parker dans le rôle de la parfaite idiote n'est pas crédible pour un sou (Tant mieux pour elle, direz-vous) et Diane Keaton semble avoir tourné sous médicaments.

Un brave garçon amène sa nouvelle petite amie au repas de famille de fin d'année où cette dernière fera à peu près tout pour se faire détester de chacun. La mère est très malade et aimerait s'en aller en sachant que son fils va vivre avec quelqu'un d'autre que cette crétine; elle sombrera donc elle aussi dans le plus parfait ridicule[2].

À éviter comme la peste.

Notes

[1] Dans un avion de la même compagnie voilà 15 mois.

[2] Mais moins que l'autre, quand même!

jeudi 23 mars 2006

Casanova

Enfin de retour au cinéma après une méchante grippe et une grosse fatigue résiduelle. Et en couple, en plus.

Casanova (2005), deuxième film de Hallstroem sur les écrans en quelques semaines, mais le cadre est très différents, on passe du nord des US (Unfinished Life) à Venise.

Cet opus de Casanova, en costume et tutti quanti, vaut le déplacement, la mise en place est joviale, le coeur de l'action absolument époustoufflant (un Vaudeville magnifique) et une fin qui, malheureusement, s'essoufle un peu.

vendredi 3 mars 2006

Grounding

Plusieurs gangs s'affrontent dans une gigantesque partie de tu me tiens par la barbichette dans un film à la réalisation très rapide, voir clipesque par moments. Mensonges, trahison et savoir-faire sont les armes de choix de ces assoiffés de pouvoir. Tout fini bien car aucun des gangs n'a vraiment perdu. On ne peut pas en dire autant de celles et ceux qui n'appartenaient à aucun gang.

C'est ainsi que peut se résumer ce film sur les derniers jours de Swissair. Les auteurs lui ont ajouté un peu d'alcool et un mort histoire, sans doute, d'humaniser un peu le sujet. Ce n'était pas facile. Au final un film qui laisse bizarre, comme souvent avec ces films ou les gentils perdent à la fin.