Zebrablog lardpourlard

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mardi 28 février 2006

Du contenant plutôt que du contenu

Un article non pas sur le contenu, mais sur le contenant. Cela change, non ?

Je n'ai jamais fait l'inventaire des dizaines de salles dans lesquelles je me suis rendues, de Hong Kong à Malte en passant par Hollywood, Copenhague, Berlin, Paris, Les Breuleux, Bruxelles ou la Slovénie, mais j'aurais dû, ne serait-ce que pour avoir le simple plaisir de repenser à ces instants de pur bonheur, plongé dans le noir.

Les salles de ville et de village, j'adore. Du Cinématographe-Royal et ses deux salles de Tramelan et Tavannes (la première étant la salle de mon enfance...) aux salles de Cinépel à Neuchâtel qui m'accueillent la plupart du temps. Avec un clin d'oeil bien entendu au Capitole de Lausanne et à sa petite dame. Que du bonheur. Du vrai.

Mais je ne suis pas un intégriste de la salle individuelle et quand un multiplexe se trouve à deux pas du centre ville, cela peut aussi se révéler très agréable.

Parmi les salles les plus délirantes qu'il m'ait été donné de voir, je citerai notamment la salle de projection des studios Paramount à Hollywood (salle non ouverte au public, c'est vrai, mais c'est du délire quand même) ou une des salles géantes Pathé de Bruxelle et son écran sur pied (mais quel écran) ou une salle de Dublin où les spectateurs prennent leur glacière et leur pique-nique.

En terme de multiplexe, il y a à boire et à manger (au propre comme au figuré). Les Galleries à Lausanne ne font bientôt plus peur aux home cinémas de salon, Archamps a été construit avec du matériel un peu "cheap" et vieillit mal, Cinétoile est très joli, le Flon magnifique, j'en passe et des meilleurs. Mais... bienvenue au Kinepolis de Mulhouse : des salles géantes équipées du THX, sièges ultra confortables, écrans géants, quel outil mon Z'ami, quel outil, un bijou. C'est à deux pas de la Suisse et ça vaut plus qu'une visite.

Une autre fois, on parlera des us et coutume dans la manière de projeter une séance. Mais c'est une autre histoire.

dimanche 26 février 2006

Emmenez-moi

Gérard Darmon campe un très réaliste fan de Charles Aznavour. Zinedine Soualem, Lucien Jean-Baptiste et le jeune Damien Jouillerot partagent l'affiche de cette comédie de Edmond Bensimon qui avait co-écrit Père et fils réalisé par Michel Boujenah. Un très bon film, laissant un peu plus voir les qualités humanistes du réalisateur. Un homme à suivre!

Jean-Claude habite en Belgique, il a 50 ans et noie sa condition dans l'alcool. Toute sa vie est rythmée de chansons de son idole. Aussi, un beau jour, il décide de partir en pèlerinage pour aller rencontrer Charles. En chemin, sa passion communicative lui donnera quelques compagnons de route.

Syriana

Semaine "Clooney" avec, ce soir, Syriana dans une salle presque comble (!). Il est vrai qu'il s'agit d'un superbe thriller où ce que l'on voit doit correspondre à la phase visible de la lune.

A noter qu'une partie du tournage a eu lieu à Genève. Quelques chiffres (source Migros Magazine du 21.02.06) :

  • 6 jours de tournage effectif à Genève
  • 80 techniciens genevois engagés
  • 150 figurants
  • 100 techniciens US accueillis à Genève
  • 1281 nuitées d'hôtel
  • 1253 heures de Securitas
  • 1,3 mio CHF dépensés à Genève

Hallucinant, non ?

Sociétés ayant participé à la production en Suisse :

A noter aussi un placement de produits assez présent au cours du film, Rolex... Ikea...

jeudi 23 février 2006

Good Night, and Good Luck

George Clooney sera-t-il le digne successeur de Clint Eastwood en terme de carrière cinématographique ? La question devient légitime, non ?

Good Night, and Good Luck est à catégoriser dans les films "éducation des peuples", surtout pour les nouvelles générations qui ont un peu perdu de vue ces chasses aux sorcières qui, soit dit en passant, ont toujours existé et existeront toujours.

Après visualisation du film, on peut aussi se permettre une petite réflexion au sujet de l'évolution de la petite lucarne depuis la fin des années 50. Pas très jojo...

lundi 20 février 2006

Walk the line

J'ai toujours aimé les films retraçant des sagas de groupes, de labels (Motown... un délice), d'artistes (Ray). Cela a commencé pendant mon adolescence avec Richie Valenz et la Bamba. Et voici une portion de l'aventure de John R. Cash. Un très bon moment de cinéma. Walk the Line.

Fauteuils d'orchestre

Voilà une comédie française adorable, Fauteuils d'orchestre, un chassé-croisé plein d'humour, revigorant et qui fait du bien, n'en déplaise aux critiques blasés. Une aventure parisienne intra-muros. Et alors ?

dimanche 19 février 2006

Confessions d'un baby-boomer

Thierry Ardisson signe ici, avec l'aide du journaliste Philippe Kieffer, une auto-biographie qui tient autant de l'introspection que du grand déballage. On suivra donc sa vie depuis l'enfance rythmée par la bougeotte familiale jusqu'en 2005 et la finition de l'ouvrage. Ardisson ne veut rien oublier, rien cacher ni rien ajouter; drogue, fric, peurs, prises de têtes et remises en question. Ardisson se raconte et Kieffer remet de l'ordre, pose des questions.

Un éclairage nouveau sur l'un des meilleurs provocateurs du petit écran, issu d'une génération qui n'a pas changé le monde, mais qui s'est bien amusée. Seul point faible: on ne connaît pas la fin de l'histoire ;)

Le livre de Thierry Ardisson, tout le monde en parle.
Confessions d'un baby-boomer

vendredi 17 février 2006

Eloge de la faiblesse

Basé sur l'essai philosophique autobiographique d'Alexandre Jollien Eloge de la faiblesse, avec, sur scène, Robert Bouvier tenant le rôle d'Alexandre qui dialogue avec Socrate, incarné par Yves Jenny, le tout sur une adaptation et mise en scène de Charles Tordjman.

Très abordable mais poussant à la réflexion... troublant souvent... incontournable.

Le décor est époustoufflant et les jeux de lumière présents comme un trosième acteur sur scène.

lundi 13 février 2006

Je vous trouve très beau

Isabelle Mergault, qui avait co-écrit notamment Meilleur espoir féminin avec Gérard Jugnot, signe ici sa première réalisation dont elle a également écrit le scénario et le dialogue. Michel Blanc et l'actrice roumaine Medeea Marinescu se partagent l'affiche.

Aymé vient de perdre sa femme et, plus que l'amour, il a surtout perdu la personne qui l'aidait à travailler à la ferme. Il se met donc en tête de chercher une femme, n'importe laquelle, pourvu qu'elle soit assez forte pour manier les outils de la propriété. Via une agence matrimoniale, il finit en Roumanie à choisir entre des femmes prêtes à tout pour aller habiter en France.

Michel Blanc est, finalement, tout à fait crédible dans son rôle de paysan sans coeur. La star roumaine s'en sort très bien également, ainsi que Eva Darlan, extraordinaire. Une sympathique comédie champêtre qui ne s'enfonce pas (trop) dans les clichés.

mercredi 8 février 2006

Munich

Munich de Spielberg (2005). Un thriller halletant où il n'y a pas une seconde morte. A se demander même si nous ne sommes pas même ici en-dessous de la réalité de laquelle le film s'inspire[1].

Dans tous les cas, c'est une nouvelle démonstration de la nature humaine, la violence appelle la violence qui appelle la violence qui etc. Elle en devient fascinante.

Le dernier plan, New-York skyline avec les tours du WTC, est d'une force rare... tout est si systémique finalement.

Et dire que nous sommes tous composés à 90 % d'eau pure...

Notes

[1] en tout cas, ce n'est pas une idée qui a effleuré le couple derrière moi qui ne semblait même pas au courant des événements de Munich... J'ai pas osé me retourner pour leur demander s'ils savaient que Munich était une vrai ville qui existe pour de vrai

Brokeback Mountain

Brokeback Mountain (2005).

Les paysages sont très jolis...

... ah oui, mais encore ! Ben, ça va certainement faire avancer la cause homosexuelle masculine aux US, du simple fait que ça a fait causer. Personnellement, j'ai trouvé dans ce film des longueurs affligeantes.

samedi 4 février 2006

Les Bronzés

C'est clair, il y a quelques bons passages, mais le rapport budget-rires est tout de même un peu pauvre... Pouvait-il en être autrement ?