Zebrablog lardpourlard

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dimanche 30 octobre 2005

Palais fédéral

Toujours en groupe organisé pour une journée à Berne, nous avons aussi visité guidé le Palais fédéral. La visite s'est cantonnée au hall principal, nez au plafond, à la salle du Conseil des Etats (où les Conseillers ne bénéficient pas d'un service de traduction...), à la salle du Conseil National et à la mythique salle des pas perdus. C'est étonnant de voir des éléments médias ultra-modernes intégrés de forces dans un décors qui a l'âge de ses artères[1] [2] . Le plus drôle étant peut-être le mini-tiroir attribué à chaque parlementaire qui doit permettre de mettre au moins un petit sandwich. Autres temps, autres besoins.

Par rapport à ma dernière visite qui remontait furieusement à ma scolarité obligatoire, l'entrée se fait désormais via un pavillon spécifique, on doit tout laisser (téléphones mobiles compris) au vestiaire et on passe désormais entre deux vigies et sous le portique électronique. La tragédie de Zoug a laissé des traces.

Notes

[1] Par exemple les écrans plats dans des éléments boisés

[2] ou les boutons anti-triche pour que les Conseillers nationaux ne puissent pas voter pour leur voisin, n'est-ce pas M. Blocher ;)

Maison Einstein

Il faut distinguer, en ville de Berne, la maison Einstein, où il vécut, et l'exposition Einstein au musée historique de Berne.

Nous nous sommes rendus avec un groupe organisé dans le premier lieu alors que je m'attendais à aller visiter le second.

Si la visite a été intéressante notamment avec la présentation d'une vidéo-bio d'environ 15 minutes retraçant la vie de Einstein et le fait de mettre les pieds dans la pièce dans laquelle le bonhomme a rédigé ses cinq articles révolutionnaires en 1905, j'ai été déçu que nous n'ayions pas prévu de prolonger et de nous rendre au musée historique pour la suite. Ce sera pour une autre fois, l'exposition étant prolongée jusqu'au 15 octobre 2006 !

vendredi 28 octobre 2005

Astérix aux Jeux Olympiques

Ainsi donc, nous aurons droit à une nouvelle aventure d'Astérix au cinéma[1]. Soit.

La distribution sera assez... étonnante. Alain Delon en Jules César, Benoît Poelvoorde en Brutus, Jean-Claude VanDamme en guest et comme d'hab le rôle d'Obelix par Gégé. Bon.

La bonne nouvelle, c'est que Clavier a VRAIMENT rendu sa gourde de potion magique au profit de Clovis Cornillac et que comme ça ne pouvait pas être pire, ça ne pourra qu'être mieux. J'aurai peut-être enfin l'impression d'aller voir une aventure d'Asterix et Obelix au cinéma et non un nouvel épisode des Visiteurs en Bretagne, en Egypte ou à Olympie.

A propos... ça fait longtemps qu'on n'y pas eu droit, aux Visiteurs... pourvu que ça dure[2].

Notes

[1] Astérix aux Jeux Olympiques pour 2007

[2] Un oeil sur IMDB pour se rassurer... ouf, on est bon au moins jusqu'en 2007

Le blog de Frantico

Les blogs ont décidément le vent dans le dos ces temps. Voilà quelques mois que quelques pseudo-pros des blogs[1] sortent des livres. Livres dont ils écrivent des parties dans leur blog, où leurs lecteurs les aident à démonter leur ersatz d'idée de départ dans un grand mouvement vers le lissage régulier. Les grands de la communication virtuelle font du bon vieux papier, ce qui n'est pas la pire de leurs tares.

Fort heureusement, il y a aussi des livres sortis par accident; c'est un peu le cas du blog de Frantico. Graphiste et dessinateur, il commence un blog en bande dessinée au début de l'année 2005. Un blog qu'il tiendra cinq mois. Ce véritable carnet web nous raconte les frustrations sexuelles du héros, ses échanges avec sa boulangère et sa voisine, ses petites aventures quotidiennes ou encore ses dialogues avec sa mauvaise conscience. Des allures de télé-réalité, avec l'humour en plus. Et comme une vraie star de télé-réalité, Frantico a décroché un contrat suite à ses publications sur l'internet :) . Souhaitons que, une fois passé ce premier cap, Frantico nous fasse encore plus rire avec ses prochains titres. Dju-dju!

Depuis la rentrée, Frantico est de retour sur son blog, publiant de temps en temps une histoire.

Notes

[1] A-t-on déjà vu des pros du journale intime? De l'album photo?

jeudi 27 octobre 2005

Match Point

Il est des gens à qui vous pardonnez (presque) tout, ceux qui font partie du tout premier cercle. Il en est de même des réalisateurs de cinéma et, par exemple, Allen. Ce dernier nous propose depuis le 26 octobre 2005 Match Point, un petit bijou avec une quantité non négligeable de trouvailles woodesques. Scarlett Johansson est absolument délicieuse[1], le dénouement très inattendu.

Pourtant, ce film sera-t-il un succès public ? Je prends le pari que non, me référant à une préface de Pagnol parlant d'une de ses pièces de théâtre qui, malgré le fait qu'elle faisait rire et applaudir le public en quantité équivalente à certains de ses succès, a été boudée par le public ? Pourquoi ? Parce que le héros est un salaud auquel le public ne peut pas s'identifier.

Dans Match Point, la personnalité même du personnage principal glisse du gentilhomme au salaud, sans que les faits ne justifient vraiment pareille évolution. C'est le seul reproche qu'on peut adresser à ce grand film de Allen, mais il est conséquent.

Notes

[1] Scarlett Johansson participe également au déjà célèbre Untitled Woody Allen Fall Project 2006, on s'en réjouit !

mercredi 26 octobre 2005

François de Roubaix

Amoureux de musique et de films, je suis naturellement un fan de musiques de films. Hors actualité, je voulais revenir sur quelques grands noms de ce domaine. J'ouvre les feux aujourd'hui avec François de Roubaix.

On a tous déjà entendu des thèmes de François de Roubaix. Vous souvenez-vous de Chapi-Chapo, Le Samouraï, Les chevaliers du ciel ou encore l'indicatif Gaumont ?? Ils font partie du répertoire de ce génial compositeur mort trop tôt[1]. Néanmoins, en juste dix ans de carrière, il a modifié considérablement le rôle et la texture de la bande sonore.

Musicien autodidacte, amateur de jazz, il est parmi les premiers à utiliser le synthétiseur[2] au cinéma et à la télévision. Il mélangera également des bruitages aux instruments de musique plus traditionels. Le plus bel exemple à mon goût: la musique de La Scoumoune[3] de José Giovanni où l'orgue de barbarie se mêle aux sonorités métalliques. Il travaille généralement avant le tournage et toujours avant que le film ne soit terminé afin de ne pas trop coller aux images, mais plutôt à l'histoire. Agile dans les mélodies légères (Ex: Le vieux fusil[4], L'homme orchestre), il excelle également dans les ambiance plus lourdes (Dernier domicile connu, Les caïds, Les grandes gueules ou Le rapace). Plutôt jeune et novateur, il travaille surtout avec des cinéastes aux mêmes caractéristiques: Robert Enrico, Jean-Pierre Melville, Serge Korber, Yves Boisset ou Jean-Pierre Mocky. Enfin, il a tâté au cinéma, réalisant plusieurs court-métrages[5].

Anecdote: il signa le thème -musical!- de l'émission de télé Astralement vôtre, présentée par Elisabeth Tessier!

Plusieurs cd sont sorti, reprenant une grande partie de la carrière du musicien; certains de ces cd sont encore disponibles. On trouve une discographie sur le site officiel, avec des extraits de musique et une interview entre autres choses.

Notes

[1] En 1975 dans un accident de plongée.

[2] Par exemple pour la musique de Commissaire Moulin.

[3] Dont une version alternative d'époque a servi récemment à une pub télé pour une voiture: plusieurs personnes jouent au morpion sur le parking en alignant des voitures.

[4] Pour lequel il recevra un César en 1976, à titre posthume.

[5] Dont il signe naturellement aussi la musique.

lundi 24 octobre 2005

L'enfant

Le Dardenne d'Or palmé, L'Enfant, est en salle en Suisse. Comme à leur habitude, les deux frères nous ont concocté un film drôle, léger, le tout dans des couleurs chaudes et lumineuses.

Plus sérieusement, la série de films de grande qualité continue, j'en suis bien aise.

samedi 22 octobre 2005

Exposition "Petits coq-à-l’âne ou le jeu des animaux et des mots"

Encore actuellement au Musée d'histoire naturelle de Neuchâtel et jusqu'au 05 mars 2006 une superbe exposition consacrée aux "rapports savoureux, cocasses ou inattendus entre animaux et langage". On y découvre moultes expressions françaises liées aux animaux et exposées avec des charades en 3D[1]. A ne manquer sous aucun prétexte.

De plus, la nouvelle expo, "Poules..." est désormais ouverte au public (mais je ne l'ai point encore vue). C'est l'occasion de faire d'une pierre deux coups.

Notes

[1] mais aussi à quelques expressions fausses amies, telle que "tirer les vers du nez"

jeudi 20 octobre 2005

Publicité numérique

La publicité numérique a fait irruption dans les salles de Suisse, depuis quelques semaines. The big révolution depuis le cinéma parlant. Les grands habitués auront remarqué le petit rien qui a tout changé, les puristes parleront de pixelisation, les blasés ont redécouvert la pub 404 pour les chiquelettes à mouche d'une chaîne de distribution nationale, sous un jour nouveau (ça ne doit faire que trois ou quatre ans qu'elle passe et il manque désormais les bandes vertes d'usure du 35 mm). Le marché peut s'étendre (+30% de pub cinéma au DK depuis l'introduction du numérique il y a deux ans), les dias se renouveller, s'enrichir, se sonoriser. Enfants de la pub, réjouissez-vous.

mercredi 19 octobre 2005

Saint Jacques...La Mecque

Saint Jacques...La Mecque (2005) de Coline Serreau. Un nouveau bon moment de cinéma, le tout entrecoupé, pour autant qu'on y prenne garde, de très jolis paysages, le tout plein ouest, cinq fois par jour. Legitimus est parfait dans son rôle de guide.

lundi 17 octobre 2005

22 Pistepirkko

Voilà bien cinq ou six ans que je n'avais pas vu les 22 Pistepirkko, groupe finlandais de blues-punk-rock. En concert au mytique Bikini Test de la Chaux-de-Fonds[1], le groupe donna une prestation des plus énergique et énergétique, après avoir projeté leur DVD en guise de première partie de concert!

La voix de P-K est toujours aussi caractéristique. Asko, son frère, est toujours aussi fou; tout au plus commence-t-il à manquer d'énergie au bout d'une heure! Au final, une très bonne prestation; ça donne une furieuse envie d'acheter le dernier album, seul manquant à ma collection.

Notes

[1] Qui a bien perdu de son cachet suite à l'incendie d'il y a quelques années...

samedi 15 octobre 2005

Depeche Mode - Playing the angel

Un nouvel album de Depeche Mode, c'est toujours un moment où l'on se sent jeune. D'abord parce qu'eux, en photo dans le livret, donnent toujours l'impression d'avoir la trentaine; à croire qu'ils nous enterreront tous!

Pour la première fois depuis le départ de Vince Clarke en 1981 (juste après leur premier album), Martin Gore ne signe pas l'intégralité de l'album. En effet, le chanteur Dave Gahan, qui a sorti son propre album solo voilà deux ans, signe une petite partie des titres (3/12) de Playing the angel[1]. L'équilibre de l'abum reste néanmoins entier même si une oreille exercée reconnaîtra les titres du chanteur.

Difficile de dire pourquoi, mais c'est leur album le plus noir, le plus sombre. Peut-être parce que -si on en croit la presse- les trois membres du groupe ne se voient presque jamais, l'essentiel de leur collaboration se faisant à échanger des fichiers via l'internet[2]. Peut-être est-ce, justement, l'âge, le temps qui passe. Ou peut-être que c'est juste une illusion issue du mélange des photos d'Anton Corbijn et de la réalisation de Ben Hillier. Nous ramenant à un peu toutes les époques de la carrière du groupe, cet album est finalement très contemporain.

Depeche Mode a 25 ans et baigne toujours dans un mélange de rock brut et de musique électronique. Pour notre plus grand bien!

Seule ombre au tableau: l'ignoble système Copy controlled qui empêche ma machine Linux de pourvoir lire le CD. Il faut en passer par des étapes pas croyables pour avoir quelque chose d'utilisable. Bah...

Le site officiel de Depeche Mode

Notes

[1] Fiche CeDe - Depeche Mode Playing the angel

[2] Encore une bonne chose à mettre au crédit du réseau :)

vendredi 14 octobre 2005

Division Kent

Monsterproof de Division Kent (2005) passe en boucle depuis quelques jours, après être tombé dessus (presque) par hasard. C'est envoûtant... presque une dépendance sur certains morceaux.

Mais qu'est-ce qui pouvait bien avoir autant fait flasher ? C'est la bio présente sur le site qui a provoqué un "bon sang mais c'est bien sûr"... le compositeur est un ancien de swandive. Un groupe suisse - qui a réussi à user ma platine MP3 ;) - et qui a releasé son dernier morceau fire (posthume) sur le net .

Röyksopp - The Understanding

Originaires de Tromsø, dans le nord de la norvège, Torbjörn Brundtland et Svein Berge mêlent harmonies analogiques des 70's, rythmes binaires des 80's et voix des 90's.

Après leur premier opus Melody A.M.[1] en 2002 incluant notamment les titres Remind me et Eple, le duo norvégien a fait la tête d'affiche dans toute l'europe. Pas facile la notoriété: plus le temps de composer! Cette année 2005 aura vu arriver le "difficile" second disque, The Understanding[2].

Comme souvent, ce deuxième album semble décevoir à la première écoute: la recette n'est plus novatrice, la surprise est moindre. La voix de 49 percent semble sortir d'une télévision gerbant de la soupe au kilomètre. Mais du très bon quand même, à l'image de Alpha male (un instrumental) ou de Triumphant.

Le cd existe aussi en version spéciale avec un deuxième CD. On en rentiendra le titre Go away pour sa fraîcheur (et ses paroles: Just go away, don't wanna see your face!) et Head, plus technique (et également instrumental).

Au final, une seule certitude: l'album précédent était vraiment un très bon disque: même ses auteurs ne parviennent pas à atteindre ce niveau une deuxième fois.

Site de Röyksopp

jeudi 13 octobre 2005

Ramuz dans la collection La Pléiade

Une double édition pour la sortie des romans de Ramuz dans la collection luxueuse de La Pléiade pour le prix de CHF 170.00. Un premier tirage de 10'000 exemplaires, comme l'usage le veut.

Reprise de la présentation lue (mais non atteignable via un URL spécifique) sur le site de Gallimard

Romancier et essayiste d’expression française, Charles-Ferdinand Ramuz (1878-1947) est né et mort dans le canton de Vaud. La présente édition en deux volumes réunit ses vingt-deux romans.

Ramuz – voilà un cas. Qu'un écrivain de cette dimension puisse être aussi méconnu, cela dépasse l'entendement. En Suisse, son pays d'origine, il est un monument historique. En France, de son vivant, il fut presque célèbre, et souvent mal compris (auteur « rustique », « romancier de la montagne », etc.) ; depuis sa mort (1947), il est peu réédité, peu lu. Il y a des absences dont on se console. Mais connaître Ramuz, c'est vouloir aussitôt le faire connaître. La Pléiade publie donc ses vingt-deux romans. Ils mettent en scène des paysans, la nature y est omniprésente, ils ne sont pas écrits en français standard : voilà pour la surface des choses – c'est elle qui a pu faire taxer Ramuz de régionalisme. Mais creusons un peu. Ramuz traite la nature comme Cézanne ses paysages : il la réduit à ses lignes de force, le pittoresque n'est pas son affaire. Sa montagne n'est pas moins réinventée que les collines mississippiennes de Faulkner. Ses paysans, dépouillés, « élémentaires », et à vrai dire fantasmés, il fait d'eux l'équivalent des rois de Racine : des hommes en proie à la fatalité. Ses sujets – l'amour, la mort, la séparation des êtres – sont ceux des tragiques : aussi universels qu'intemporels. Quant à sa langue, pure création, constamment rythmée, elle repousse les bornes de la syntaxe et sert une narration qui conduit le roman aux limites du genre : il « doit être un poème ». Ramuz étonne. Conformistes s'abstenir. Mais ce n'est évidemment pas un hasard si des écrivains aussi différents (et le mot est faible) que Claudel et Céline l'ont aimé. Pour qui attend du roman autre chose que l'éternelle répétition de modèles et de discours convenus, il sera une découverte majeure.

ROMANS 2005. Édition publiée sous la direction de Doris Jakubec.

TOME I : Aline - Les Circonstances de la vie - Jean-Luc persécuté - Aimé Pache, peintre vaudois - Vie de Samuel Belet - La Guerre dans le Haut-Pays - Le Règne de l'esprit malin - La Guérison des maladies - Les Signes parmi nous - Terre du ciel. Avec la collaboration de Roger Francillon, Gérald Froidevaux, Daniel Maggetti, Alain Rochat, 1856 pages, rel. peau, 105 x 170 mm. Collection Bibliothèque de la Pléiade (No 517), Gallimard -rom. ISBN 2070116395.

TOME II : Présence de la mort - La Séparation des races - Passage du poète - L'Amour du monde - La Grande Peur dans la montagne - La Beauté sur la terre - Farinet ou La Fausse Monnaie - Adam et Ève - Derborence - Le Garçon savoyard - Si le soleil ne revenait pas - La Guerre aux papiers. Avec la collaboration de Noël Cordonnier, Jérôme Meizoz, Christian Morzewski, Jean-Louis Pierre, Philippe Renaud, Alain Rochat, Vincent Verselle, 1840 pages, rel. peau, 105 x 170 mm. Collection Bibliothèque de la Pléiade (No 518), Gallimard -rom. ISBN 2070116409.

dimanche 9 octobre 2005

Quatre frères Caché

Nous sommes allé hier soir voir "Caché" et, si j'avais dû noter le film, j'aurais mis un 9.9/10. J'ai adoré ces plans super-longs qui disent tout sans qu'un seul mot soit prononcé.

Superbe c'était.

Puis je suis allé voir "Les Quatres Frères" (avec M. Wahlberg). Rien à voir évidemment, une ambiance à côté, mais, au final et si l'on écarte le surplus de sauce tomate qui n'apporte malheureusement pas grand chose sinon des $, j'ai bien aimé aussi, le fond est intéressant, ainsi que le montage de la réalisation.